Hier, lors d'une conférence de presse animée à Alger, le ministre du Commerce Mustapha Benbada a affirmé que 92% des commerçants mobilisés pour garantir la continuité des activités commerciales et satisfaire la demande en produits agroalimentaires durant l'Aïd-el-Fitr ont assuré la permanence. A cet effet, le ministre a déclaré, "sur les 13 633 commerçants mobilisés à travers le territoire national, 12 490 ont assuré l'ouverture de leurs commerces le jour de l'Aïd, soit un taux appréciable de 92%". Le taux de respect du programme de la permanence établi par les commissions locales, sous l'égide des directions du commerce, a dépassé les 90% dans 42 wilayas du pays, a assuré la même source. Dans le même ordre d'idées, le ministre a déclaré, "ce taux a avoisiné les 98% à Batna et Oran, les 97% à Ouargla et Blida, et les 96% à Béchar. Chlef a enregistré le taux le plus bas avec seulement 47%". Le calendrier des ouvertures de commerces les jours de l'Aid el Fitr élaboré au niveau local et approuvé par les walis, puis notifié aux commerçants, a concerné 3 287 boulangeries, 7 127 commerces de détail des produits alimentaires, de fruits et légumes, 2 965 commerces d'autres activités et 254 unités de production. Les services de contrôle du ministère du Commerce ont mobilisé, par ailleurs, 847 brigades pour vérifier le respect du programme de permanence établi. Les commerçants astreints au programme de permanence et qui n'ont pas ouvert leurs commerces, au nombre de 1 143, seront sanctionnés, a-t-il poursuivi, assurant que des mesures répressives seront prises à l'encontre des contrevenants après étude de leurs cas. En dépit des chiffres fournis par le ministre, les citoyens algériens ont souffert le martyre pour s'approvisionner en denrées alimentaires durant cette fête religieuse. En effet, il faut dire qu'au sixième jour de l'Aïd, la pénurie de pain bat son plein, il suffit de faire une petite virée dans les rues d'Alger, pour constater qu'au seuil de toutes les boulangeries, des files interminables de citoyens se sont formées, et ce, juste pour une baguette de pain. Où sont donc les chiffres de Benbada devant cette réalité amère ?