Il est vrai que les réformes économiques ont tardé en Algérie et ont été entamées, pour l'essentiel, dans la douloureuse phase de l'ajustement structurel, accompagnée de libéralisation des prix, aujourd'hui quasi-totale, de fermeture d'entreprises publiques et de compression incontournable des effectifs. Mais, en même temps, cette pénible expérience n'entame pas la volonté de l'Algérie de mener la réforme économique dans son intégralité. Cela s'est traduit par la conclusion de l'Accord d'Association avec l'Union Européenne dont l'aboutissement est une zone de libre-échange. Cela se poursuit par la négociation résolue de l'adhésion à l'OMC, pour laquelle l'Algérie attend le soutien de ses partenaires. C'est ainsi que la révision des lois pour les adapter à l'économie de marché est à un stade quasi final. De ce fait, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a indiqué. "La cohérence entre les objectifs intérieurs de l'économie nationale et la projection de l'action internationale de l'Algérie nous incite à ne rater aucune occasion d'être proche des opérateurs économiques et d'être à leur écoute", a indiqué M. Lamamra, lors d'une journée d'étude sur le "secteur des transports et service public", organisé par le ministère des Transports. Il a ajouté que les orientations qu'il avait reçues du président de la République lors de sa prise de fonction en tant que ministre des Affaires étrangères, était de "renforcer la contribution de la diplomatie algérienne au développement du pays". M. Lamamra a, en outre, relevé que la diplomatie algérienne moderne "qui a hérité des valeurs de la diplomatie de la Révolution, conduite par Abdelaziz Bouteflika, a produit un patrimoine de lutte qui est en parfaite cohérence avec tout ce qui s'est passé ou se passe sur la scène économique". Enfin, consciente que la réforme économique doit nécessairement passer par une phase de transition, l'Algérie accompagne son ouverture par un effort public de soutien au développement et à la croissance, effort appelé à céder de plus en plus la place au capital privé. Cet effort sera poursuivi pendant les cinq années à venir, offrant ainsi un marché attractif à l'investissement privé tant local qu'étranger.