La Chine se prononce en faveur de la création d'une zone de libre-échange dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai, a déclaré le premier ministre chinois. Lors de son intervention à la séance du Conseil des chefs des Etats-membres de l'Organisation de coopération de Shanghai, le premier ministre chinois Li Keqiahg a prôné la création d'une zone de libre-échange au sein de cette structure: "Nous venons de nous entendre pour charger les ministres du Commerce et de l'Economie d'élaborer, de manière sérieuse, des mesures concrètes visant à créer une zone de libre-échange dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai, afin d'établir les conditions favorables pour le développement du commerce dans le cadre de l'OCS". "La partie chinoise propose de profiter des possibilités qu'offre le groupe de travail pour simplifier le commerce de l'OCS et pour faire en sorte de mettre en œuvre la libre circulation des produits, capitaux, services et technologies vers l'an 2020", a précisé Li Keqiahg. Le premier ministre chinois a également appelé à élaborer de nouvelles formes de commerce. En outre, il est nécessaire selon lui de mettre en place le plus tôt possible une association commerciale et industrielle du e-commerce à l'Organisation de coopération de Shanghai et de créer les conditions propices à la coopération électronique transfrontalière pour les Etats-membres de l'organisation.
Dollar vs yuan: une guerre de monnaies latente La Banque populaire de Chine continue la dévaluation du yuan, dont le cours est au plus bas depuis 4 ans et demi. La monnaie chinoise perd en valeur pour la septième journée d'affilée. Abstraction faite de la dévaluation d'août, la chute actuelle du yuan est la plus longue depuis 2004. Pour l'heure, le yuan s'échange à 6,4559 dollars, ce qui est à hauteur de juillet 2011. Il convient de noter que le yuan fait partie du panier de devises du FMI, même en dépit de sa régulation artificielle par la Banque centrale chinoise. Tout permet de penser qu'une guerre des monnaies latente se poursuit et que ses principaux antagonistes sont la Chine et les Etats-Unis. Etant donné que les Etats-Unis demeurent satisfaits par cette situation, la Fed et le Trésor américain resteront indifférents face aux interventions de la Banque populaire chinoise. En fin de compte, une hausse du taux d'intérêts américain provoquera un fort reflux de capitaux depuis des marchés émergents, la Chine comprise, ce qui signifie la baisse du yuan et le renforcement du dollar. Pour la Chine, ce sera un facteur bien désagréable, car à l'heure actuelle Pékin est entièrement concentrée sur la nécessité de stimuler l'économie à coup de politique monétaire. La diminution du taux d'intérêts et d'autres mesures s'avèrent insuffisantes, bien que selon toute évidence Pékin parviendra à atteindre une croissance de 7% sur l'année 2015. Toutefois, il y a toujours moins de crédits octroyés, bien que ces 13 derniers mois les taux d'intérêts aient été baissés 6 fois et les exigences envers le capital des banques aient été atténuées. Si les Etats-Unis augmentent leur taux d'intérêts, le dollar sera plus fort et la Chine fera face à un reflux de capitaux suite à la faiblesse du yuan. Pékin espère pouvoir surmonter ce problème en abandonnant la référence du yuan au seul dollar au profit de sa référence à un panier de devises comprenant, outre le dollar, l'euro, le yen et 10 autres monnaies. La Chine est donc confrontée à un dilemme: d'une part, le yuan faible présente des avantages pour l'économie car il encourage les exportations; de l'autre, une très forte chute de la monnaie, échappant au contrôle de la Banque centrale, provoque un reflux de capitaux et diminue la confiance envers le système. En plus, Pékin doit entretenir l'apparence d'un marché monétaire transparent et d'une monnaie stable. Le 1er octobre 2016, le yuan fera partie des monnaies de réserve, ce qui ouvre une époque nouvelle. La demande de la monnaie chinoise devrait augmenter car les banques centrales et d'autres acteurs importants formeront des réserves supplémentaires en yuans, et l'internationalisation de la monnaie chinoise, tellement recherchée par Pékin, ira croissant.