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Des conflits interminables
Publié dans Le Maghreb le 30 - 03 - 2017

Révolution de septembre en Lybie, révolution de novembre en Algérie, révolutions arabes, révolution d'octobre dans le pays de Lénine (et de Staline également). Il y a bien quelque part dans ces citations une certaine confusion sciemment entretenue. En Lybie, on a renversé un roi pour le remplacer par un président à vie qui avait cru possible de créer une monarchie présidentielle. Mais, personne dans cette monarchie présidentielle n'avait prévu qu'il fallait introduire un élément de rupture car l'évolution ne pouvait pas être linéaire. Un coup d'Etat transformé en révolution de septembre en 1969, puis une " révolution "qui a mis fin au long règne de l'auteur du coup d'Etat. Il s'en est trouvé de ceux qui avaient dit " chahh ! ". Les deux processus ont été qualifiés de " révolution ". Le même sens à la révolution de septembre et à la révolution de novembre? Il y a bien eu tentative de produire un amalgame quand on prétend que ce sont les deux révolutions qui se rencontrent quand se rendent visite les chefs d'Etat des deux pays.
Dans le concept de " révolution "il y a bien l'intégration de la violence. Une révolution sans s'accompagner par la violence ? Sans qu'elle ne créé des seigneurs de guerre?
Le type de révolution arabe est de celui qui permet à des exilés de revenir prendre le pouvoir. Quant à ceux en place qui subissent la révolution, ils se mettent à l'abri à l'étranger en attente de retour au pouvoir.
C'est une alternance entre ceux qui se disputaient le pouvoir et où l'exilé se fait vengeance, soit en pendant le président après un procès dont l'issue est prévue, soit en se faisant assassiner sans tenir un procès, soit en le condamnant à vie. C'est l'ex-président tunisien qui a eu le plus de chance.
Il a réussi à sauver sa tête.
Dans les pays arabes qui ont subi la révolution, les premières lectures occidentales disaient que c'était les peuples qui s'étaient insurgés.
Comment appeler ceux qui s'insurgent maintenant contre les nouveaux régimes installés ? Ces derniers les qualifient de " contre-révolutionnaires".
Quel avenir pour les révolutions arabes ? De vraies révolutions ? Il ne semble pas que les pays arabes, ou les peuples, vont s'en glorifier. La Libye est dans le chaos. La Tunisie n'en est pas mieux lotie. Et l'Egypte qui est une civilisation millénaire et riche est entrée dans une phase de bouillonnement.
Renaissance ou régression ? Correction de trajectoire pour une remise en route du processus de démocratisation qui a été timidement lancée ?
L'Egypte fournit des éclairages grandeur nature sur l'avenir des " révolutions " sur le mode arabe. De quoi seront faits les court et moyen termes ? Sans céder à la tentation de produire une vision sur le long terme, une vision dont la marge d'incertitude serait d'autant grande que l'on vise loin, très loin, trop même, il est tout de même bien visible et palpable. Le lendemain d'une " révolution " donne le signal de l'amorce d'une autre révolution ou d'une correction de trajectoire. Pas une simple correction.
Pourquoi une simple correction quand les forces en présence produisent des visions incompatibles entre elles, ont des convictions non négociables, ont des conceptions complètement antagonistes de la nature de l'Etat, ne se reconnaissent mutuellement en fait pas le droit à l'existence politique comme si elles vivent chacune sur sa propre planète ?
C'est ainsi que cela semble se passer dans le cas égyptien. Une correction qui se suffira des urnes ? Certainement pas, car les distances " politiques " sont assez trop longues pour espérer malgré ça pouvoir les réduire. Il y a pire encore. Les deux parties en conflit ne sont pas dans le même système référentiel . Dans ces conditions, le dialogue est impossible. Les mêmes mots ne diront pas la même chose.
S'il est plus facile de passer d'une dictature non islamiste (on ne parle pas de dictature laïque car aucun pouvoir arabe ne veut se reconnaître comme tel) à une dictature islamiste, il sera encore plus difficile de passer de la dictature islamiste à la démocratie. Ça sera très probablement une transition sanglante.
C'est à ce niveau de transition que l'armée est appelée à s'interroger. Certes, elle peut considérer qu'elle dépend du pouvoir politique. Mais, elle devrait s'interroger sur la conformité à la constitution et à son statut républicain des ordres qu'elle reçoit quand elle est instruite à réprimer les populations ou l'opposition politique.
Dans un pays où entrent en confrontation une vision démocrate et une vision théocrate, il devrait exister un arbitre pour siffler les hors-jeux et cet arbitre ne peut être que l'armée républicaine, si non où trouver cet arbitre ?


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