L'enlevement, jeudi, de sept personnes, dont cinq Français, au Niger a été au centre de l'actualité depuis. Hier vendredi, toutes les Unes des journaux y consacraient de gros titres. Néanmoins, les mêmes questions restaient sans réponse puisque jusqu'à hier, les auteurs de l'enlèvement n'étaient pas identifiés et aucune revendication n'avait été exprimée. Ce qui n'a pas empêché le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'évoquer une responsabilité de la «mouvance Aqmi» (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans ce kidnapping. Nicolas Sarkozy a convoqué, jeudi soir, un conseil restreint de défense et de sécurité à l'Elysée. Ce genre de haut conseil de sécurité se réunit autour du chef de l'Etat et du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, le Premier ministre, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur, entourés du chef d'état-major des armées et des grands patrons des services de renseignement (DGSE) (espionnage) et DCRI (contre-espionnage). Une cellule de crise a été également montée au siège du ministère des Affaires étrangères. Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, a aussi tenu, jeudi matin, à son ministère une réunion avec les responsables des services du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Le ministre de l'Intérieur avait déclaré quelques heures après l'enlèvement d'un groupede sept personnes qu'un «faisceau d'indices datant de ces derniers jourset de ces dernières heures démontrent que la menace terroriste est à un niveau élevé. Face à cette menace terroriste, la vigilance est renforcée. Ce qui explique que nous soyons toujours en plan Vigipirate rouge», et a ajouté que la menance terroriste contre la France était «aujourd'hui incontestablement à un niveau élevé. Elle s'est réellement renforcée ces derniers jours et ces dernières heures». Le gouvernement conserve, pour l'heure, le dispositif de prévention des attentats à son avant-dernier niveau, Vigipirate rouge. Plusieurs responsables des services de sécurité ont mis en garde contre des risques d'attentat. Sur les circonstances du kidnapping, un porte-parole de la société la filiale de Vinci Sogea-Satom précise que «trois salariés étaient chez eux dans la zone sécurisée d'Arlit». Un autre porte-parole, celui d'Areva, a précisé que son salarié en compagnie de son épouse avaient, eux aussi, été enlevés «dans leur habitation à Arlit». Selon un salarié d'Areva résidant également dans cette localité, les assaillants ont d'abord enlevé chez lui un employé touareg, avec sa femme et son chauffeur. Ils se sont ensuite rendus jusqu'aux quartiers où vivent des salariés de Satom et Areva. Après les rapts, ils ont relâché leurs trois premiers otages et gardé les sept étrangers, selon la même source. «Les groupes Vinci et Areva ont immédiatement pris des mesures de sécurité supplémentaires pour les salariés des deux groupes présents au Niger», ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint. «Vinci et Areva sont mobilisés et travaillent à la libération de leurs collaborateurs en liaison avec les autorités nigériennes et françaises», ajoute leur communiqué. Le groupe français Areva exploite des mines d'uranium au Niger à proximité du site d'Arlit, à quelque 1.200 km au nord de la capitale Niamey. Sogea-Satom, filiale du groupe Vinci de bâtiment et travaux publics, est un sous-traitant d'Areva sur le site minier d'Arlit. Dans son dernier conseil aux voyageurs actualisé sur son site Internet le 31 août dernier, le Quai d'Orsay indiquait que «les menaces d'al-Qaïda au Maghreb islamique contre les ressortissants français doivent être prises très au sérieux […] Les risques d'enlèvement dans la bande frontalière avec le Mali, tout particulièrement à proximité de la région de l'Azaouagh, restent élevés». Des militaires français avaient tenté, en coopération avec leurs homologues mauritaniens, de liberer l'otage français Michel Germaneau dans le Sahel, le 22 juillet dernier, mais l'opération s'était soldée par un échec. L'Aqmi, qui avait perdu six de ses membres dans l'assaut, avait promis dans un communiqué de se venger. "A l'ennemi d'Allah, Sarkozy, je dis : vous avez manqué une occasion et ouvert la porte de l'horreur dans votre pays», pouvait-on lire dans ce texte mis en ligne. Depuis janvier, 66 islamistes radicaux ont été interpellés en France, 23 écroués et 28 prédicateurs extrémistes ont été expulsés. G. K. L'enlevement, jeudi, de sept personnes, dont cinq Français, au Niger a été au centre de l'actualité depuis. Hier vendredi, toutes les Unes des journaux y consacraient de gros titres. Néanmoins, les mêmes questions restaient sans réponse puisque jusqu'à hier, les auteurs de l'enlèvement n'étaient pas identifiés et aucune revendication n'avait été exprimée. Ce qui n'a pas empêché le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'évoquer une responsabilité de la «mouvance Aqmi» (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans ce kidnapping. Nicolas Sarkozy a convoqué, jeudi soir, un conseil restreint de défense et de sécurité à l'Elysée. Ce genre de haut conseil de sécurité se réunit autour du chef de l'Etat et du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, le Premier ministre, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur, entourés du chef d'état-major des armées et des grands patrons des services de renseignement (DGSE) (espionnage) et DCRI (contre-espionnage). Une cellule de crise a été également montée au siège du ministère des Affaires étrangères. Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, a aussi tenu, jeudi matin, à son ministère une réunion avec les responsables des services du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Le ministre de l'Intérieur avait déclaré quelques heures après l'enlèvement d'un groupede sept personnes qu'un «faisceau d'indices datant de ces derniers jourset de ces dernières heures démontrent que la menace terroriste est à un niveau élevé. Face à cette menace terroriste, la vigilance est renforcée. Ce qui explique que nous soyons toujours en plan Vigipirate rouge», et a ajouté que la menance terroriste contre la France était «aujourd'hui incontestablement à un niveau élevé. Elle s'est réellement renforcée ces derniers jours et ces dernières heures». Le gouvernement conserve, pour l'heure, le dispositif de prévention des attentats à son avant-dernier niveau, Vigipirate rouge. Plusieurs responsables des services de sécurité ont mis en garde contre des risques d'attentat. Sur les circonstances du kidnapping, un porte-parole de la société la filiale de Vinci Sogea-Satom précise que «trois salariés étaient chez eux dans la zone sécurisée d'Arlit». Un autre porte-parole, celui d'Areva, a précisé que son salarié en compagnie de son épouse avaient, eux aussi, été enlevés «dans leur habitation à Arlit». Selon un salarié d'Areva résidant également dans cette localité, les assaillants ont d'abord enlevé chez lui un employé touareg, avec sa femme et son chauffeur. Ils se sont ensuite rendus jusqu'aux quartiers où vivent des salariés de Satom et Areva. Après les rapts, ils ont relâché leurs trois premiers otages et gardé les sept étrangers, selon la même source. «Les groupes Vinci et Areva ont immédiatement pris des mesures de sécurité supplémentaires pour les salariés des deux groupes présents au Niger», ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint. «Vinci et Areva sont mobilisés et travaillent à la libération de leurs collaborateurs en liaison avec les autorités nigériennes et françaises», ajoute leur communiqué. Le groupe français Areva exploite des mines d'uranium au Niger à proximité du site d'Arlit, à quelque 1.200 km au nord de la capitale Niamey. Sogea-Satom, filiale du groupe Vinci de bâtiment et travaux publics, est un sous-traitant d'Areva sur le site minier d'Arlit. Dans son dernier conseil aux voyageurs actualisé sur son site Internet le 31 août dernier, le Quai d'Orsay indiquait que «les menaces d'al-Qaïda au Maghreb islamique contre les ressortissants français doivent être prises très au sérieux […] Les risques d'enlèvement dans la bande frontalière avec le Mali, tout particulièrement à proximité de la région de l'Azaouagh, restent élevés». Des militaires français avaient tenté, en coopération avec leurs homologues mauritaniens, de liberer l'otage français Michel Germaneau dans le Sahel, le 22 juillet dernier, mais l'opération s'était soldée par un échec. L'Aqmi, qui avait perdu six de ses membres dans l'assaut, avait promis dans un communiqué de se venger. "A l'ennemi d'Allah, Sarkozy, je dis : vous avez manqué une occasion et ouvert la porte de l'horreur dans votre pays», pouvait-on lire dans ce texte mis en ligne. Depuis janvier, 66 islamistes radicaux ont été interpellés en France, 23 écroués et 28 prédicateurs extrémistes ont été expulsés. G. K.