A commencer des événements du 8 novembre 2010 au camp de refugiés Agdeim izik à Laâyoune gravés à jamais dans la mémoire collective. Ces événements ont été ressuscités à travers une opérette en plein désert. A commencer des événements du 8 novembre 2010 au camp de refugiés Agdeim izik à Laâyoune gravés à jamais dans la mémoire collective. Ces événements ont été ressuscités à travers une opérette en plein désert. Qui ne se souvient pas de ces événements qui se sont déroulés en automne 2010. Un certain 8 novembre de cette année, les forces de sécurité royales marocaines procédaient au démantèlement par la force d'un campement de protestation pacifique de la population sahraouie à Gdeim Izik (aux alentours de la ville de El Ayoun, capitale du territoire non autonome du Sahara occidental). Pour dénoncer leurs conditions de vie dans les territoires non autonomes du Sahara occidental sous occupation marocaine, près de 25000 civils sahraouis avaient décidé de manifester pacifiquement dans un campement de tentes en milieu désertique. En attaquant par la force la population, les autorités marocaines ont causé de nombreux blessés et le décès de 13 personnes. Des centaines d'arrestations ont eu lieu sur place et lors des manifestations qui ont suivi dans la ville de El Ayoun les semaines suivantes. De nombreux rapports d'ONG, sahraouies, marocaines et internationales ont mis en évidence l'usage excessif de la force par les autorités marocaines. Si une grande majorité des détenus a été remise en libération provisoire après des semaines ou des mois de détention et de mauvais traitements, 24 militants sahraouis des droits de l'homme, accusés d'être les responsables du campement de Gdeim Izik, sont toujours emprisonnés à la prison militaire de Salé (Royaume du Maroc), en attente de passer devant un tribunal militaire. Leurs conditions de détention sont précaires, les visites des familles sont limitées, et l'état de santé de certains d'entre eux est préoccupant. Gravés à jamais dans la mémoire collective, cette année, le 6ème anniversaire des événements Agdeim Izik, se veut une halte pour crier haut et fort leur non à l'oubli des sacrifices de leurs militants et surtout la libération des détenus. Après ces haltes hautement engagées et les grandes revendications politiques, les organisateurs ont pu joindre l'utile à l'agréable en organisant un concert en plein désert et de surcroit entre les dunes. Le plaisir de la musique, du simple partage et de la solidarité étaient au rendez-vous. Au départ vers le lieu du concert, les organisateurs ont initié un cortège de dizaines de voitures. Sur le site, les festivaliers présents, ont eu droit à des moments de spiritualité et de recueillement exceptionnels. Plongés dans le désert, ils ont pu apprécier un coucher de soleil sur les hauteurs des dunes qui avoisinent les campements de Dakhla. Du sable à perte de vue, des ondulations infinies, un silence céleste pour braver la platitude et la matérialité. Un instant d'élévation qui fait toucher du doigt ce qu'il y a de plus beau dans l'existence. D'autant plus transportant pour ceux qui ressentent la magie du désert pour la première fois. Après des instants de contemplation épurés, et une fois la nuit tombée, les festivaliers ont été installés au creux d'une dune pour assister à un concert en plein air. Au menu, des chants sahraouis, espagnoles et algériens. Entre danses effrénées pour certains et moments d'apaisement ensablé pour d'autres, la soirée de vendredi a été la plus euphorique et apaisante de cette 13e édition du Festival international du cinéma du Sahara occidental. Une véritable bouffée d'oxygène, surtout pour les jeunes Sahraouis dont le quotidien est loin d'être à l'image de ces moments d'exaltation et de joie. A travers cette manifestation, et c'est en cela que réside d'ailleurs sa réussite, les réfugiés ont l'occasion de se confronter à l'autre, à partager leur dure réalité en se sentant soutenus et moins seuls. Ainsi, c'est en cette soirée au coeur des dunes durant laquelle tous les festivaliers étaient rassemblés pour la première fois, que l'expression de la solidarité au peuple sahraoui et à sa cause a été ressentie le plus fortement. Qui ne se souvient pas de ces événements qui se sont déroulés en automne 2010. Un certain 8 novembre de cette année, les forces de sécurité royales marocaines procédaient au démantèlement par la force d'un campement de protestation pacifique de la population sahraouie à Gdeim Izik (aux alentours de la ville de El Ayoun, capitale du territoire non autonome du Sahara occidental). Pour dénoncer leurs conditions de vie dans les territoires non autonomes du Sahara occidental sous occupation marocaine, près de 25000 civils sahraouis avaient décidé de manifester pacifiquement dans un campement de tentes en milieu désertique. En attaquant par la force la population, les autorités marocaines ont causé de nombreux blessés et le décès de 13 personnes. Des centaines d'arrestations ont eu lieu sur place et lors des manifestations qui ont suivi dans la ville de El Ayoun les semaines suivantes. De nombreux rapports d'ONG, sahraouies, marocaines et internationales ont mis en évidence l'usage excessif de la force par les autorités marocaines. Si une grande majorité des détenus a été remise en libération provisoire après des semaines ou des mois de détention et de mauvais traitements, 24 militants sahraouis des droits de l'homme, accusés d'être les responsables du campement de Gdeim Izik, sont toujours emprisonnés à la prison militaire de Salé (Royaume du Maroc), en attente de passer devant un tribunal militaire. Leurs conditions de détention sont précaires, les visites des familles sont limitées, et l'état de santé de certains d'entre eux est préoccupant. Gravés à jamais dans la mémoire collective, cette année, le 6ème anniversaire des événements Agdeim Izik, se veut une halte pour crier haut et fort leur non à l'oubli des sacrifices de leurs militants et surtout la libération des détenus. Après ces haltes hautement engagées et les grandes revendications politiques, les organisateurs ont pu joindre l'utile à l'agréable en organisant un concert en plein désert et de surcroit entre les dunes. Le plaisir de la musique, du simple partage et de la solidarité étaient au rendez-vous. Au départ vers le lieu du concert, les organisateurs ont initié un cortège de dizaines de voitures. Sur le site, les festivaliers présents, ont eu droit à des moments de spiritualité et de recueillement exceptionnels. Plongés dans le désert, ils ont pu apprécier un coucher de soleil sur les hauteurs des dunes qui avoisinent les campements de Dakhla. Du sable à perte de vue, des ondulations infinies, un silence céleste pour braver la platitude et la matérialité. Un instant d'élévation qui fait toucher du doigt ce qu'il y a de plus beau dans l'existence. D'autant plus transportant pour ceux qui ressentent la magie du désert pour la première fois. Après des instants de contemplation épurés, et une fois la nuit tombée, les festivaliers ont été installés au creux d'une dune pour assister à un concert en plein air. Au menu, des chants sahraouis, espagnoles et algériens. Entre danses effrénées pour certains et moments d'apaisement ensablé pour d'autres, la soirée de vendredi a été la plus euphorique et apaisante de cette 13e édition du Festival international du cinéma du Sahara occidental. Une véritable bouffée d'oxygène, surtout pour les jeunes Sahraouis dont le quotidien est loin d'être à l'image de ces moments d'exaltation et de joie. A travers cette manifestation, et c'est en cela que réside d'ailleurs sa réussite, les réfugiés ont l'occasion de se confronter à l'autre, à partager leur dure réalité en se sentant soutenus et moins seuls. Ainsi, c'est en cette soirée au coeur des dunes durant laquelle tous les festivaliers étaient rassemblés pour la première fois, que l'expression de la solidarité au peuple sahraoui et à sa cause a été ressentie le plus fortement.