Le bilan du cyclone Sidr qui a balayé le sud du Bangladesh et qui a fait officiellement plus de 900 morts, pourrait sensiblement s'alourdir, les autorités ayant annoncé hier qu'elles craignaient désormais de découvrir plusieurs milliers de cadavres. "Nous nous attendons à découvrir des milliers de cadavres dans les jours qui viennent", a indiqué Shekhar Chandra Das, responsable adjoint de la cellule de crise du gouvernement. Les autorités ont toujours du mal à obtenir des informations sur le nombre de victimes dans de nombreux endroits, dans le Sud du pays dévasté par le cyclone qui s'est abattu jeudi soir sur le Bangladesh. De ce fait, des bilans très différents, allant du simple au double, ont été diffusés. Le bilan officiel, qui faisait état de 667 morts, est de 932 victimes, selon un nouveau décompte, l'agence de presse bangladaise UNB ayant avancé vendredi le chiffre de plus de 1.100 morts. "Beaucoup de cadavres pourraient être retrouvés" dans deux districts "dévastés" que des sauveteurs n'ont pas pu rejoindre, a expliqué vendredi un membre du ministère de la Gestion des catastrophes naturelles, Mohammad Ayub Mia. Le cyclone Sidr, formant une impressionnante masse blanche de 500 km de diamètre, a balayé avec des vents de 240 km/h les districts côtiers, près de la frontière avec l'Etat indien du Bengale occidental. A Jhalokati, ville de la côte sud, l'une des zones les plus sévèrement touchées, située à 140 km de Dacca, les habitants ont raconté leur "terreur" quand les vents accompagnés de pluies torrentielles, ont balayé leurs habitations. "Je n'ai jamais été témoin de scènes aussi terribles. C'était l'enfer. J'ai vu des dizaines de toits de tôle s'envoler et les maisons soufflées", a témoigné Manik Roy, homme d'affaires de 50 ans. "Nous étions à peu près 500 réfugiés dans un bâtiment public. Les fenêtres ont explosé et on avait l'impression que tout le bâtiment tremblait", a-t-il ajouté. Des responsables ont parlé de la pire tempête de ces dernières années dans un pays ravagé par un ouragan en 1970, qui avait fait un demi-million de morts, et par un terrible raz-de-marée cyclonique en 1991, qui avait tué 138.000 personnes. Pour tenter d'éviter un bilan aussi tragique, les autorités avaient pris les devants en évacuant 250.000 personnes, lesquelles ont dormi dans des abris anticycloniques construits sur la côte. La plupart des victimes ont été tuées par des chutes d'arbres sur leurs habitations de fortune en pisé, en bambou ou en paille. Les blessés devraient aussi se compter par centaines, voire par milliers, ont averti des sources officielles. Pour leur porter secours, la marine a dépêché cinq navires chargés de vivres et de médicaments. L'UE a débloqué 1,5 million d'euros d'aide et les Etats-Unis ont proposé leur assistance. Même si le bilan humain est moins élevé qu'en 1970 et en 1991, le ministère de la Gestion des catastrophes naturelles craint d'"énormes dégâts" dans ce pays de 144 millions d'habitants, dont 40% vivent avec moins d'un dollar par jour, ce qui en fait l'un des plus pauvres au monde. Le bilan du cyclone Sidr qui a balayé le sud du Bangladesh et qui a fait officiellement plus de 900 morts, pourrait sensiblement s'alourdir, les autorités ayant annoncé hier qu'elles craignaient désormais de découvrir plusieurs milliers de cadavres. "Nous nous attendons à découvrir des milliers de cadavres dans les jours qui viennent", a indiqué Shekhar Chandra Das, responsable adjoint de la cellule de crise du gouvernement. Les autorités ont toujours du mal à obtenir des informations sur le nombre de victimes dans de nombreux endroits, dans le Sud du pays dévasté par le cyclone qui s'est abattu jeudi soir sur le Bangladesh. De ce fait, des bilans très différents, allant du simple au double, ont été diffusés. Le bilan officiel, qui faisait état de 667 morts, est de 932 victimes, selon un nouveau décompte, l'agence de presse bangladaise UNB ayant avancé vendredi le chiffre de plus de 1.100 morts. "Beaucoup de cadavres pourraient être retrouvés" dans deux districts "dévastés" que des sauveteurs n'ont pas pu rejoindre, a expliqué vendredi un membre du ministère de la Gestion des catastrophes naturelles, Mohammad Ayub Mia. Le cyclone Sidr, formant une impressionnante masse blanche de 500 km de diamètre, a balayé avec des vents de 240 km/h les districts côtiers, près de la frontière avec l'Etat indien du Bengale occidental. A Jhalokati, ville de la côte sud, l'une des zones les plus sévèrement touchées, située à 140 km de Dacca, les habitants ont raconté leur "terreur" quand les vents accompagnés de pluies torrentielles, ont balayé leurs habitations. "Je n'ai jamais été témoin de scènes aussi terribles. C'était l'enfer. J'ai vu des dizaines de toits de tôle s'envoler et les maisons soufflées", a témoigné Manik Roy, homme d'affaires de 50 ans. "Nous étions à peu près 500 réfugiés dans un bâtiment public. Les fenêtres ont explosé et on avait l'impression que tout le bâtiment tremblait", a-t-il ajouté. Des responsables ont parlé de la pire tempête de ces dernières années dans un pays ravagé par un ouragan en 1970, qui avait fait un demi-million de morts, et par un terrible raz-de-marée cyclonique en 1991, qui avait tué 138.000 personnes. Pour tenter d'éviter un bilan aussi tragique, les autorités avaient pris les devants en évacuant 250.000 personnes, lesquelles ont dormi dans des abris anticycloniques construits sur la côte. La plupart des victimes ont été tuées par des chutes d'arbres sur leurs habitations de fortune en pisé, en bambou ou en paille. Les blessés devraient aussi se compter par centaines, voire par milliers, ont averti des sources officielles. Pour leur porter secours, la marine a dépêché cinq navires chargés de vivres et de médicaments. L'UE a débloqué 1,5 million d'euros d'aide et les Etats-Unis ont proposé leur assistance. Même si le bilan humain est moins élevé qu'en 1970 et en 1991, le ministère de la Gestion des catastrophes naturelles craint d'"énormes dégâts" dans ce pays de 144 millions d'habitants, dont 40% vivent avec moins d'un dollar par jour, ce qui en fait l'un des plus pauvres au monde.