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«Les dispositifs de contrôle font defaut»
Entretien avec M. Allioui, secrétaire général de l'union nationale des eleveurs et producteurs de lait
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 06 - 2008

Midi libre : quelles sont les capacités de l'Algérie en matière de production laitière ?
M. Allioui : L'Algérie dispose de potentialités assez importantes en matière de production laitière. Elle regroupe un cheptel bovin d'un million 600 milles têtes, dont 50% sont des vaches laitières. C'est un nombre très important. Nos capacités dans le domaine dépassent de très loin ceux des pays voisins. Le rendement d'une vache tourne entre 20 et 30 litres par jour.
Mais, le problème qui se pose, à l'heure actuelle, c'est l'exploitation anarchique de la filière lait. A ce propos, il faut savoir que l'Algérie ne dispose pas d'un fichier national de son cheptel. Les dispositifs de contrôle font également défaut. Ainsi, les quantités de lait commercialisé dans les circuits informels sont très importantes. Elles sont utilisées pour la production de toutes sortes de produits faits à base de lait.
Cela étant, il y a lieu de souligner que globalement, les quantités de lait collectées au premier trimestre ont enregistré une chute notable, comparativement à l'année précédente. Cet état de fait est dû à l'absence d'un contrôle rigoureux, ainsi qu'à la non satisfaction des doléances des éleveurs et producteurs de lait dans des délais raisonnables
Justement, quels sont les problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs et les producteurs de lait au niveau national ?
Les problèmes sont multiples et chaque région a sa particularité. A l'ouest du pays, les éleveurs sont frappés de plein fouet par la sécheresse. Une telle situation détruit les pâturages et les récoltes de fourrages, matière nécessaire pour les éleveurs.
A cela s'ajoute, aussi, la cherté des prix des aliments de bétail en général. Dans ce cas, il faut savoir qu'il y a des saisons où une vache consomme plus que son rendement. A l'heure actuelle, une vache consomme jusqu'à 1000 DA par jour, tandis qu'elle produit une moyenne de 25 litres par jour. D'autre part, la subvention sur le litre de lait, arrêtée à 7 DA, est loin d'arranger les éleveurs et producteurs de lait. Il faut que cette subvention soit revue à la hausse.
Par ailleurs, depuis les premiers mois de l'année en cours, les éleveurs et les producteurs de lait n'ont manqué pas de tirer la sonnette d'alarme quant aux pénuries des vaccins sur le marché et l'absence de campagnes de prévention périodiques des services sanitaires. Ces derniers ne sortent sur le terrain qu'après avoir localisé des foyers de maladie. Outre ces problèmes, il y a également le manque des terres agricoles à mettre à la disposition des éleveurs.
Quelles sont les solutions que vous préconisez ?
Il faut d'abord assurer la relance du secteur de l'agriculture. Il faut que l'intervention de l'Etat sous forme de subvention soit plus efficiente. En outre, le dossier portant sur l'importation de 150.000 génisses, actuellement à l'étude au niveau du gouvernement, devrait connaître une suite favorable dans les délais les plus courts. Il faut, par ailleurs, assurer une véritable coordination entre les différentes parties concernées par la filière lait. A ce propos, les éleveurs et les producteurs de lait, les collecteurs et les industriels de la filière, doivent travailler en complémentarité pour éviter la fuite de lait dans les circuits informels et donner plus d'organisation à cette industrie nationale émergeante.
Midi libre : quelles sont les capacités de l'Algérie en matière de production laitière ?
M. Allioui : L'Algérie dispose de potentialités assez importantes en matière de production laitière. Elle regroupe un cheptel bovin d'un million 600 milles têtes, dont 50% sont des vaches laitières. C'est un nombre très important. Nos capacités dans le domaine dépassent de très loin ceux des pays voisins. Le rendement d'une vache tourne entre 20 et 30 litres par jour.
Mais, le problème qui se pose, à l'heure actuelle, c'est l'exploitation anarchique de la filière lait. A ce propos, il faut savoir que l'Algérie ne dispose pas d'un fichier national de son cheptel. Les dispositifs de contrôle font également défaut. Ainsi, les quantités de lait commercialisé dans les circuits informels sont très importantes. Elles sont utilisées pour la production de toutes sortes de produits faits à base de lait.
Cela étant, il y a lieu de souligner que globalement, les quantités de lait collectées au premier trimestre ont enregistré une chute notable, comparativement à l'année précédente. Cet état de fait est dû à l'absence d'un contrôle rigoureux, ainsi qu'à la non satisfaction des doléances des éleveurs et producteurs de lait dans des délais raisonnables
Justement, quels sont les problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs et les producteurs de lait au niveau national ?
Les problèmes sont multiples et chaque région a sa particularité. A l'ouest du pays, les éleveurs sont frappés de plein fouet par la sécheresse. Une telle situation détruit les pâturages et les récoltes de fourrages, matière nécessaire pour les éleveurs.
A cela s'ajoute, aussi, la cherté des prix des aliments de bétail en général. Dans ce cas, il faut savoir qu'il y a des saisons où une vache consomme plus que son rendement. A l'heure actuelle, une vache consomme jusqu'à 1000 DA par jour, tandis qu'elle produit une moyenne de 25 litres par jour. D'autre part, la subvention sur le litre de lait, arrêtée à 7 DA, est loin d'arranger les éleveurs et producteurs de lait. Il faut que cette subvention soit revue à la hausse.
Par ailleurs, depuis les premiers mois de l'année en cours, les éleveurs et les producteurs de lait n'ont manqué pas de tirer la sonnette d'alarme quant aux pénuries des vaccins sur le marché et l'absence de campagnes de prévention périodiques des services sanitaires. Ces derniers ne sortent sur le terrain qu'après avoir localisé des foyers de maladie. Outre ces problèmes, il y a également le manque des terres agricoles à mettre à la disposition des éleveurs.
Quelles sont les solutions que vous préconisez ?
Il faut d'abord assurer la relance du secteur de l'agriculture. Il faut que l'intervention de l'Etat sous forme de subvention soit plus efficiente. En outre, le dossier portant sur l'importation de 150.000 génisses, actuellement à l'étude au niveau du gouvernement, devrait connaître une suite favorable dans les délais les plus courts. Il faut, par ailleurs, assurer une véritable coordination entre les différentes parties concernées par la filière lait. A ce propos, les éleveurs et les producteurs de lait, les collecteurs et les industriels de la filière, doivent travailler en complémentarité pour éviter la fuite de lait dans les circuits informels et donner plus d'organisation à cette industrie nationale émergeante.


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