Hier matin, vers neuf heures, on apercevait devant les bâtiments abritant la CCSL (Coopérative des céréales et des légumes secs), une longue chaîne formée d'agriculteurs venus de toutes les régions de la wilaya. Munis d'autorisations spéciales délivrées par la direction des services agricoles, ils sont là à attendre qu'on leur délivre leurs quotas d'engrais. La tension monte et chacun réclame sa part en montrant sa carte de fellah. Nous nous sommes approchés pour recueillir quelques avis. D.S., 43 ans, agriculteur à Aïn Soltane indique que «pour la pomme de terre, nous avons entamé l'opération semence depuis janvier et nous attendons toujours la livraison des engrais. Nous sommes en retard et la récolte risque d'être perdue. Regardez, j'ai un bon de livraison de 100 qx et je n'ai reçu que 30 qx. Pourtant nous avons payé à l'avance, c'est-à-dire à raison de 4.300 DA le qx». Un autre exploitant agricole de Djelida explique que «depuis deux mois, on attend toujours l'arrivée des engrais pour les céréales. On nous demande d'être performants et d'augmenter la production, mais il faut faire le parcours du combattant pour recevoir les commandes d'engrais. Nous ignorons la date des livraisons et le responsable de la distribution nous demande de patienter encore. Jusqu'à quand ?» Pourtant, à la direction des services agricoles, toutes les mesures ont été prises pour faciliter au maximum les démarches des fellahs. La CCLS doit en principe recevoir 2.100 tonnes d'engrais pour couvrir tous les besoins, mais pour le fellah, la terre n'attend pas. Enfin 9 millions de m3 d'eau sont prévus pour renforcer l'irrigation des zones agricoles. Hier matin, vers neuf heures, on apercevait devant les bâtiments abritant la CCSL (Coopérative des céréales et des légumes secs), une longue chaîne formée d'agriculteurs venus de toutes les régions de la wilaya. Munis d'autorisations spéciales délivrées par la direction des services agricoles, ils sont là à attendre qu'on leur délivre leurs quotas d'engrais. La tension monte et chacun réclame sa part en montrant sa carte de fellah. Nous nous sommes approchés pour recueillir quelques avis. D.S., 43 ans, agriculteur à Aïn Soltane indique que «pour la pomme de terre, nous avons entamé l'opération semence depuis janvier et nous attendons toujours la livraison des engrais. Nous sommes en retard et la récolte risque d'être perdue. Regardez, j'ai un bon de livraison de 100 qx et je n'ai reçu que 30 qx. Pourtant nous avons payé à l'avance, c'est-à-dire à raison de 4.300 DA le qx». Un autre exploitant agricole de Djelida explique que «depuis deux mois, on attend toujours l'arrivée des engrais pour les céréales. On nous demande d'être performants et d'augmenter la production, mais il faut faire le parcours du combattant pour recevoir les commandes d'engrais. Nous ignorons la date des livraisons et le responsable de la distribution nous demande de patienter encore. Jusqu'à quand ?» Pourtant, à la direction des services agricoles, toutes les mesures ont été prises pour faciliter au maximum les démarches des fellahs. La CCLS doit en principe recevoir 2.100 tonnes d'engrais pour couvrir tous les besoins, mais pour le fellah, la terre n'attend pas. Enfin 9 millions de m3 d'eau sont prévus pour renforcer l'irrigation des zones agricoles.