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Une crise majeure se profile entre Riyad et ses alliés
DISPARITION DE JAMAL KHASHOGGI
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 10 - 2018

La Turquie a élargi les recherches à une forêt d'Istanbul dans l'enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, une affaire qui prend les allures d'une crise majeure entre Riyad et ses alliés occidentaux après que Donald Trump a admis qu'il était probablement mort.
Après avoir fouillé cette semaine le consulat saoudien et la résidence du consul, les enquêteurs turcs se sont concentrés, selon les médias, sur cette vaste forêt après que des images de vidéosurveillance prises le 2 octobre, jour de la disparition de Jamal Khashoggi, eurent montré, a rapporté la chaîne de télévision privée NTV, au moins un véhicule muni de plaques diplomatiques y pénétrer après avoir quitté le consulat. Le journaliste n'a pas été revu depuis qu'il s'est rendu au consulat à Istanbul pour une démarche administrative et des responsables turcs affirment qu'il y a été assassiné par un commando spécialement arrivé de Riyad. La presse turque, disant s'appuyer sur des enregistrements sonores réalisés sur place, publie depuis plusieurs jours des informations accablantes pour Riyad, selon lesquelles Jamal Khashoggi a été torturé et décapité dans le consulat dès le jour de sa disparition. Pour le New York Times, la monarchie saoudienne pourrait faire porter le chapeau de l'affaire Khashoggi à un haut responsable des services de renseignement, le général Ahmed Assiri, qui est aussi un conseiller de «MBS», le surnom du prince héritier Mohammed ben Salmane. Mais la diffusion, jeudi, de nouvelles images retraçant les mouvements à Istanbul d'un officier des services de sécurité proche de Mohammed ben Salmane, a renforcé les soupçons sur une implication de Riyad au plus haut niveau dans la disparition de Jamal Khashoggi, un chroniqueur du Washington Post installé aux Etats-Unis depuis 2017 après être tombé en disgrâce à la cour royale d'Arabie. Devant cette accumulation d'indices, le président américain, qui a d'abord cherché à ménager son allié saoudien, a, pour la première fois, admis jeudi que ce journaliste était très probablement mort, menaçant l'Arabie Saoudite de «très graves» conséquences si sa responsabilité était avérée. «Cela me semble bien être le cas. C'est très triste», a déclaré Donald Trump, interrogé jeudi sur le possible décès de Jamal Khashoggi. «C'est mauvais, très mauvais», a-t-il ajouté. Ces déclarations marquent un net changement de ton de la part du locataire de la Maison Blanche. M. Trump avait en effet dans un premier temps opté pour une posture moins tranchée et avait mis en avant les énormes intérêts stratégiques liant son pays au royaume sunnite, citant la lutte contre le terrorisme, la nécessité de contrer l'influence de l'Iran chiite mais aussi les contrats d'armement et leurs retombées économiques. Washington a cependant décidé d'accorder un délai supplémentaire aux Saoudiens pour expliquer la disparition de ce journaliste. «Nous devons leur donner quelques jours de plus pour mener à bien (les investigations) afin que nous ayons une bonne compréhension des faits», a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, de retour d'un déplacement à Riyad et à Ankara. Le chef de la diplomatie turque a démenti vendredi que son pays ait fourni à M. Pompeo au cours de sa visite «un quelconque enregistrement sonore» permettant de déterminer ce qui est arrivé à Jamal Khashoggi. «Il est hors de question pour la Turquie de fournir un quelconque enregistrement sonore à Pompeo ou à tout autre responsable américain», a dit celui-ci, Mevlut Cavusoglu. Selon M. Trump, les Etats-Unis ont demandé à avoir accès à cet enregistrement «s'il existe». M. Pompeo a lui-même démenti des informations de médias américains selon lesquelles il avait eu accès à ce supposé enregistrement. Devant l'ampleur prise par l'affaire Khashoggi, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a annoncé jeudi qu'il ne se rendrait pas à une conférence économique organisée à Riyad, suivant l'exemple d'un nombre croissant de personnalités de premier plan, dont le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters Sans Frontières et le Comité de protection des journalistes ont appelé jeudi la Turquie à demander une enquête de l'ONU sur l'affaire Khashoggi. «L'implication des Nations Unies est la meilleure garantie contre une volonté de blanchir l'Arabie Saoudite ou contre les tentatives d'autres gouvernements de passer sous silence le problème afin de préserver des relations commerciales lucratives avec Riyad», a déclaré Robert Mahoney, le directeur exécutif adjoint du Comité de protection des journalistes, dans un communiqué.

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