La deuxième édition des Rencontres cinématographiques d'Alger, manifestation dédiée au 7e art algérien et aux cinéphiles, s'est ouverte jeudi soir à Alger avec la projection de deux films algériens. Cette manifestation de trois jours qui s'est poursuivie jusqu'à hier samedi à la salle Ibn-Khaldoun, a été marquée par la projection du court métrage de fiction Un jour de mariage d'Elias Belkeddar et Omar Gatlato de Merzak Allouache. Coproduction algéro-française sortie en 2018, Un jour de mariage est une comédie dramatique relatant, en 15 minutes, l'histoire de Karim, un bandit qui a grandi dans une banlieue française avant de s'installer à Alger, où il rejoint un groupe de malfaiteurs. Présenté et primé à la «Semaine internationale de la critique» au Festival de Cannes (France, 2018), le film a été projeté en compétition dans plusieurs festivals, notamment au Maroc, Allemagne et Canada. Le public était également au rendez-vous pour redécouvrir un des classiques du cinéma algérien Omar Gatlato, premier long métrage de fiction du réalisateur Merzak Allouache. Sorti en 1977, ce film porte un regard sur la société algérienne à travers le jeune Omar, un employé qui fait vivre sa famille nombreuse avec son salaire dérisoire de fonctionnaire d'administration. Organisées depuis 2017 par l'établissement Arts et Culture de la wilaya d'Alger en collaboration avec l'APC d'Alger-Centre, «Rencontres cinématographiques» est un rendez-vous annuel qui se veut, selon ses organisateurs, un «espace» pour redonner au public le goût du cinéma à travers des projections de films algériens ou coproduits avec la France, partenaire de cet événement. L'édition 2018 de cette manifestation a proposé aux cinéphiles algérois une dizaine de films — à raison de trois séances par jour — dont le long métrage Jusqu'à la fin des temps de Yasmine Chouikh, le documentaire Birds de Louisa Beskri et Django du réalisateur et producteur français Etienne Comar.