Dans une lettre ouverte adressée aux plus hautes autorités du pays, le collectif des gérants et exploitants des salles des fêtes réclame l'aide face à ce qu'ils qualifient de «désastre» qui frappe leur activité professionnelle à l'arrêt depuis six mois pour cause de crise sanitaire. «Une salle des fêtes nécessite un investissement lourd de près de cinq milliards de centimes amortissable en cinq ans, le préjudice financier établi par l'expertise comptable s'élève à 700 millions de centimes par établissement depuis la notification de fermeture, le 16 mars passé.» Tout en signalant dans le document que leur activité est reconnue d'utilité publique, générant des milliers d'emplois directs et indirects, en structurant autour d'elle de nombreux métiers qui lui fournissent services et produits finis de consommation, le même collectif regrette que toute cette population active pointe au chômage et rejoint le monde de la précarité sociale. «La fermeture de nos établissements n'a pas empêché la tenue des fêtes dans les villages et les quartiers dans des conditions favorables à la propagation rapide du virus de Covid-19 sans que les institutions de l'Etat aient pu intervenir», notent-ils. À l'Etat d'intervenir, assister, surveiller et faire respecter le protocole sanitaire officiel, a-t-on soutenu «Nous avons eu à prouver la possibilité d'activer sans nuire à la santé des personnes au pic de la pandémie, en accueillant pendant deux semaines des sans-abri avec l'autorisation des pouvoirs publics et l'assistance des services hospitaliers et la Protection civile», mettent en avant les gérants, en sollicitant l'aide du premier magistrat du pays, pour une reprise d'activité «encadrée et soumise aux protocoles sanitaires en vigueur dans un effort d'adaptation tout à fait réaliste et maîtrisable». Se disant «à bout», ils clament que «leur activité qui nourrit des milliers de bouches ne pourrait être sacrifiée et nos établissements poussés à la faillite». A. K. Dotation d'une ambulance pour la commune de Tinebdar Louable initiative de la diaspora de la commune de Tinebdar, installée en France et à l'étranger qui s'est mobilisée ces derniers jours, pour doter leur localité d'une ambulance équipée. Regroupée au sein de l' association «Tadoukli N'Ath Waghlis» rebaptisée récemment «Araw N'Tinebdar (les enfants de Tinebdar), la diaspora de cette municipalité s'est réunie dimanche 30 août 2020, au siège de l'association «Taferka», dans la région parisienne, avec comme objectif de lancer un appel à la solidarité pour collecter des dons et financer l'achat d'une ambulance médicalisée au profit de leur population, à même de lui permettre un meilleur accès aux soins à travers une rapide prise en charge en cas d'urgence médicale. Un geste salué par l'ensemble de la population locale. «Comme beaucoup de régions montagneuses de la Kabylie, notre commune déshéritée, dépourvue de toutes ressources ne doit son existence qu'aux subventions de l'Etat. Sa seule richesse demeure dans son potentiel humain qui, malheureusement, est réduit à l'exode rural et à l'émigration. Le nombre de personnes ayant quitté la commune est amplement supérieur au nombre de personnes y vivant» signale l'association «Les enfants de Tinebdar» dans son appel à la solidarité publié sur les réseaux sociaux. Le financement de l'ambulance médicalisée est estimé à 50 000 euros, précise-t-on dans l'appel. A. K.