Le Haut Représentant pour l›Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC), Miguel Angel Moratinos, a dénoncé les «discours de haine, le racisme et la discrimination» après la publication de caricatures portant atteinte au Prophète Mohammed en France, indique une déclaration publiée par l›ONU. Dans sa déclaration publiée mercredi, le haut fonctionnaire de l›ONU, qui supervise la protection des sites religieux et milite pour la tolérance religieuse, a déclaré qu›il suivait les retombées de la publication de caricatures portant atteinte au Prophète Mohammed, avec «une profonde préoccupation». Il a souligné que la republication des images a été considérée comme «insultante et profondément offensante» par les musulmans. Le Haut Représentant «appelle au respect mutuel de toutes les religions et croyances et à la promotion d'une culture de fraternité et de paix». M. Moratinos a noté que «la liberté de religion ou de conviction et la liberté d›expression sont des droits interdépendants, interdépendants et se renforçant mutuellement enracinés dans les articles 18 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l›homme (DUDH), notant que le respect et la protection de ces droits fondamentaux relèvent de la responsabilité principale des Etats membres». «Dans le même temps, la liberté d'expression doit être exercée d'une manière qui respecte pleinement les croyances et principes religieux de toutes les religions». Le Haut Représentant est «chargé de mettre en oeuvre un plan d›action et une stratégie des Nations Unies contre les discours de haine, un guide pour aider à lutter contre les discours de haine, le racisme et la discrimination», ajoute le communiqué. L›UNAOC a été créé il y a quinze ans pour renforcer la prévention des conflits par la promotion du dialogue interculturel et interreligieux et pour construire des ponts de compréhension. La tension est montée après de récents propos du Président français Emmanuel Macron sur la publication de caricatures portant atteinte au Prophète Mohammed en France. Il y a eu de nombreuses protestations contre ce qui est perçu comme une réaction anti-musulmane et des appels au boycott des produits français en France et dans plusieurs pays du Moyen-Orient. APS