Deux à quatre décès dus aux atteintes au Covid-19 sont enregistrés chaque jour dans la wilaya de Annaba depuis les trois derniers mois, a révélé en fin de semaine le directeur de la santé lors d'un point de presse. Cette révélation a coïncidé avec des avertissements lancés par le wali, lors d'une réunion des cadres de la Wilaya, estimant que l'heure est grave. Des mises en garde lancées et des mesures strictes concernent l'empêchement de la tenue de cérémonies de mariage ou de circoncision pour faire face à la propagation du coronavirus. La mesure vise également l'organisation de tous les rassemblements que ce soit pour fêter un événement ou présenter des condoléances aux parents d'un défunt. Cette façon d‘agir a conduit à l'augmentation du nombre d'infections à Annaba. Il dépasse officiellement, aujourd'hui, les 1 500 cas depuis la déclaration de l'épidémie, ce qui place la wilaya parmi celles occupant la tête du peloton. «Nous avons constaté avec regret des cortèges de mariage avec klaxon, feux d'artifice et même baroud (coups de fusil) qui traversent les rues devant tout le monde sans se soucier des graves conséquences de leurs gestes. La propagation du phénomène de la location de villas pour organiser des événements spéciaux et des rassemblements afin de détourner le contrôle des agents de police. Le port des bavettes et le respect des mesures barrières dont la distanciation sont devenus rares. D'où nos instructions pour verbaliser tout contrevenant. Il m'a été donné de constater aussi un total relâchement même dans nos administrations. Nous allons commencer par nos services Je ne tolérerai plus ces comportements. À l'instar des citoyens qui se dirigent vers les administrations pour leurs affaires, les fonctionnaires qui ne portent pas de bavette seront renvoyés et des sanctions seront prises à leur encontre. Dans cette optique, nous avons instruit les responsables de la sécurité, du commerce, des transports et d'autres administrations de ne tolérer aucun manquement aux mesures de protection. La même chose est valable pour le contrôle des universités, des supérettes, cafés et restaurants, ainsi que les moyens de transport. Des commissions de contrôle inopiné ont été créées pour faire respecter les mesures de prévention et prendre des sanctions non seulement pour le personnel de l'administration, mais dans tous les lieux publics. Les directeurs de l'exécutif chargés de ces administrations sont responsables de leurs secteurs respectifs», insistera le wali de Annaba. A. Bouacha