Lancés en 2011 et prévus pour être achevés début 2013, les travaux de réalisation d'un hôpital psychiatrique à Oued Ghir accumulent les retards. Ils peinent même à épouser un rythme qui permettrait d'avancer une date de livraison ferme. Le wali qui était mardi en visite dans cette commune a fait un crochet par le site et a instruit le maître d'œuvre d'accélérer la cadence du chantier afin de livrer cette structure sanitaire avant la fin de l'année. Les responsables de l'entreprise n'ont pas manqué de rappeler au wali que le défaut de règlement de leurs différentes factures a eu un grave impact sur leurs capacités financières, ce qui a retardé la livraison de cet hôpital. Le projet qui en est à sa deuxième année de retard va-t-il pour autant être redynamisé ? Pas aussi sûr. A en croire une source du maître de l'ouvrage, la direction de la santé et de la population en l'occurrence, et qui a requis l'anonymat, il est difficile de mobiliser les ressources financières nécessaires à l'achèvement de cette structure. L'entreprise peut tout de même s'autofinancer jusqu'à règlement des situations financières en instance, estime pour sa part le wali. «On ne peut pas bloquer un projet pour non-paiement, surtout une grande entreprise qui a beaucoup de projets à travers la wilaya», indique-t-il, en effet, sur la page facebook de la cellule de communication de la wilaya. D'une capacité de 120 lits, cet équipement public, érigé sur un terrain de trente hectares, est doté d'une enveloppe financière initiale de 400 millions de dinars. Il est conçu en accompagnement de deux hôpitaux spécialisés en psychiatrie enfantine en voie de réalisation également à Souk Letnine et Tazmalt. A l'instar donc d'autres projets de grande ou moyenne importance, ces trois projets d'hôpitaux psychiatriques connaissent de sérieux contretemps auxquels la crise financière n'est sans doute pas étrangère. En attendant leur mise en service, les malades mentaux de Béjaïa continueront donc à être orientés sur le secteur Fernane Hanafi de Tizi Ouzou.