Il est enfin arrivé ce fameux jour des élections du Comité olympique algérien. Il faudrait d'abord donner une importante précision : on a trop pris l'habitude de dire que ces élections ont du retard. C'est peut-être vrai dans un sens, mais d'un point de vue statutaire nous sommes dans les normes de la légalité. En effet, ces textes précisent que les élections du COA doivent avoir lieu dans l'année qui suit l'année des Jeux olympiques. Le COA avait, donc, jusqu'au 31 décembre 2009 pour procéder au renouvellement de sa direction. D'autre part, contrairement à ce que l'on a cherché à faire croire, ces élections sont bien la suite de l'assemblée générale ordinaire du 30 avril 2009 en dépit de la tenue des deux scrutins du 4 et 11 juin dernier. Du reste, ces deux votes avaient eu lieu dans le strict respect des textes de référence. Si Mohamed Belhadj, le président élu le 11 juin était allé au tribunal arbitral international de Lausanne, il aurait eu gain de cause car le CIO avait fait fausse route, notamment en envoyant un email la veille du 11 juin à minuit alors que précédemment il avait encouragé le COA à aller de l'avant en agréant toutes les démarches qu'il avait entreprises. Toujours est-il que l'opération de renouvellement des directions des instances sportives va s'achever aujourd'hui avec l'élection du président et du comité exécutif du COA. Pour le premier scrutin trois candidats seront en lice, à savoir Mohamed Belhadj, Toufik Chaouch Teyara et Rachid Hanifi. Difficile de dire qui partira favori mais les jeux de coulisses ont été dépassés par d'autres manœuvres en faveur d'un candidat. Cela n'est qu'un secret de polichinelle. L'essentiel est que le sport algérien en tire des bénéfices. Le fera-t-il ? Cela l'avenir nous le dira s'agissant de la première de nos instances sportives. On a, hélas, trop pris l'habitude de ne voir que le superflu au détriment de l'important. Mais leçons ont trop souvent été très mal apprises dans le domaine du sport. C'est l'une des causes essentielles de sa stagnation, voire de son recul. Et que l'on ne nous parle pas de l'équipe nationale de football composée en majorité de joueurs qui n'ont rien à voir avec le système de formation du football algérien.