Les cours du pétrole évoluaient hier matin autour des 50 dollars, soutenus par le conflit au Proche-Orient et la crise gazière russo-ukrainienne, sur un marché guettant le rapport des stocks pétroliers aux Etats-Unis. A Londres, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 50,76 dollars, en hausse de 23 cents par rapport à son cours de mardi soir. A New York, le baril de light sweet crude pour la même échéance s'échangeait à 48,38 dollars, gagnant 20 cents. Mardi soir, les cours de brut ont marqué une pause après avoir franchi le seuil des 51 dollars, clôturant à 50,53 dollars à Londres et à 48,58 dollars à New York. Les cours restent soutenus par l'agression israélienne contre la bande de Ghaza et le contentieux gazier russo-ukrainien qui a continué à s'envenimer hier, avec pour conséquence l'arrêt complet à l'Europe des livraisons de gaz russe transitant par l'Ukraine. Selon un analyste du cabinet Petromatrix, ces deux crises ayant contribué à faire remonter les prix de plus de 10 dollars en dix jours, «pourraient maintenant atteindre leur paroxysme». Le marché accorde une attention particulière au rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE) qui devait paraître hier. Des analystes anticipent déjà une progression de 700 000 barils des stocks américains de brut durant la semaine achevée le 2 janvier. Les réserves d'essence auraient elles aussi progressé de 600 000 barils. Celles de distillats, qui incluent le fioul de chauffage et le diesel, auraient augmenté de 900 000 barils, selon ces mêmes prévisions. Par ailleurs, la tenue d'une réunion extraordinaire de l'Opep évoquée par l'Iran n'a pas été confirmée. Une source proche de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole a précisé qu'«il n'y a rien en discussion pour le moment». Le dirigeant de la compagnie pétrolière nationale libyenne, ayant rang de ministre, Choukri Ghanem, a lui aussi indiqué hier matin à la presse que, «pour le moment, (les ministres de l'Opep) ne parlent pas d'une autre réunion». Selon les déclarations faites par le gouverneur iranien auprès de l'organisation, Mohamed Ali Khatibi, lundi, l'Opep pourrait organiser en février au Koweït une réunion.