Quand bien même Mustapha Berraf tentera de rattraper le coup à Rio, en sa qualité de président du COA, cette histoire de non-accréditation cause désormais un énième désordre de plus au sein du mouvement sportif national. Mahfoud Kerbadj, président de la LFP, qui avait été désigné par celui de la FAF, Mohamed Raouraoua, comme premier responsable de l'EN des U23 à Rio, a eu la désagréable surprise de se voir refuser le fameux badge officiel du CIO, comme l'exigent les JO. Le badge étant obligatoire pour tous les participants directs aux joutes olympiques, dès son arrivée à Rio, le président de la LFP n'a point trouvé son nom dans la liste officielle de la délégation algérienne, transmise au comité d'organisation que préside Amar Brahmia. Pis, Kerbadj aurait découvert sur place au Brésil, que son nom aurait été tout simplement rayé de la liste des accréditations, et remplacé par une tierce personne. Du coup, Mahfoud Kerbadj a été contraint de loger au niveau d'un hôtel situé au centre-ville de Rio, et donc dans l'incapacité d'être au contact direct des U23 avec lesquels il avait pour mission de veiller au grain, et rendre compte au quotidien tous les détails du séjour actuel de l'EN des Olympiques, au premier responsable de la FAF. Mohamed Raouraoua aurait ainsi interpellé son homologue président du Comité olympique algérien, en l'occurrence Mustapha Berraf, d'autant plus que le patron de la FAF avait été dans l'impossibilité de joindre lui-même Amar Brahmia, actuellement présent à Rio, en sa qualité de premier responsable de la délégation algérienne. Le président de la FAF était entré dans un état de colère tel, qu'au moment où nous mettions sous presse, nous ne savions pas du tout si Mohamed Raouraoua allait figurer parmi les hauts responsables algériens, à leur tête le ministre de la jeunesse et des Sports El Hadi Ould Larbi, accompagné de Mustapha Berraf, sera présent on non à la cérémonie d'ouverture des JO de Rio. La délégation en question devant s'envoler hier vers le Brésil, selon nos confrères du Buteur qui ont rapporté l'information, Raouraoua accuse directement Brahmia, d'être à l'origine d'une très grave omission commise à l'égard de Kerbadj, au regard de son poste actuel au sein du football national. Quand bien même, nous avons déploré combien de fois dans ces mêmes colonnes, que Mahfoud Kerbadj était à la tête d'une Ligue qui n'a pas cessé de se discréditer elle-même, tant les dérives de notre sport-roi national sont devenues légion, il n'en demeure pas moins que cette histoire sans précédent de la non-accréditation d'un responsable algérien aux JO 2016 qui débute ce jeudi à Rio, cache mal ce profond malaise persistant, et face auquel beaucoup de nos responsables ont du mal à expliquer. Si les faits rapportés par nos confrères du quotidien sportif sus-cités, devaient s'avérer complètements fondés, d'autant plus que notre confrère El Heddaf- TV a fait le choix d'être présent au Brésil, notamment pour suivre de près les U23, nous sommes donc tentés de croire qu'un grave problème purement algéro-algérien s'est malheureusement produit à Rio. Pour cause, ni le CIO, encore moins le comité d'organisation des JO de Rio, n'avaient aucun intérêt à refuser d'accréditer Mahfoud Kerbadj que le bureau fédéral de la FAF, avait pourtant désigné en tant que chef de la délégation algérienne de football. Quand bien même Mustapha Berraf tentera de rattraper «le coup» sur place à Rio, en sa qualité de président du Comité olympique algérien, cette histoire de non-accréditation cause désormais un énième désordre de plus au sein du mouvement sportif national, et en premier lieu au niveau de notre football. Alors que nos capés entrent en lice ce jeudi contre le Honduras, Mahfoud Kerbadj court derrière son badge officiel, à défaut d'être déjà au coeur d'un scandale qui risque fort de faire grand bruit.