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Ces start-up de tous les espoirs
Elles sont en train de «disrupter» le marché algérien
Publié dans L'Expression le 04 - 10 - 2020

Prendre un taxi est devenu, depuis presque deux ans, un jeu d'enfants! En quelques clics sur son téléphone, on a un chauffeur qui vient nous chercher, quelques minutes plus tard à domicile, et ce en ayant le prix connu d'avance! C'est une véritable révolution dans un pays où les «taxieurs», dictaient jusque-là leur loi, sans qu'aucun des gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays n'arrive à mettre fin à ce diktat. Il a fallu qu'une petite start-up voie le jour pour bouleverser les habitudes de transport en Algérie. Il s'agit de Yassir, la première application de VTC en Algérie qui a été lancée l'été 2017. Depuis, une vingtaine de compagnies du même genre ont vu le jour, elles se battent pour un marché potentiel de 100 millions de dollars par an avec quelque 70 000 courses potentielles par jour. Selon les sondages effectués par les professionnels du secteur, les VTC sont devenus l'un des moyens de locomotion préféré des Algériens, notamment ceux des grandes villes. Yassir aura donc réussi à disrupter le marché des transports en Algérie avec une technologie simple, qui n'est pas nouvelle dans le monde, mais dans le pays, en répondant à un besoin pressant du marché. Ce qui lui a valu en avril 2019, d'être sélectionnée parmi les 100 meilleures start-up arabes dans la région Mena, dans le cadre du Forum économique mondial qui a eu lieu en Jordanie. Lors de ce forum, YA Technologies a décroché la 3ème place au Top 5 des meilleures start-up du Maghreb grâce à son application mobile phare «Yassir». YA Technologies dispose de plusieurs autres filiales qui sont actuellement en pleine expansion, notamment en matière d'E-Santé. Son concurrent TEM-TEM, lui, a réussi, en 2019, une levée de fonds de 4 millions destinée à accélérer sa croissance et lancer de nouveaux services. D'autres start-up sont en train de se distinguer soit en apportant des changements dans le marché, soit en devenant des PME créatrices d'emplois et de richesse. C'est le cas par exemple, de Batolis, une marketplace 100% algérienne qui arrive à se distinguer, malgré la concurrence presque de géants étrangers bien installés dans le marché.
Le «boost» du coronavirus
Il y a également des start-up de ventes en ligne qui ont vu le jour ces derniers temps. Elles sont en train de changer les habitudes des consommateurs algériens. On cite, entre autres, Zolizola, une boutique en ligne et un blog spécialisé dans la puériculture ou YouShop.dz, spécialisé dans la vente de produits électroniques. Toutefois, la vente et les services restent les modèles dominants de ces start-up, ce qui laisse peu de place à l'innovation mais répond cependant aux besoins du marché. Cela même si la crise sanitaire du Covid-19 a accéléré les choses en apportant un «tsunami» de l'innovation, puisque en quelques mois, on a assisté à une déferlante de nouvelles applications et solutions digitales proposées par des start-up. Elles ont touché différents secteurs, notamment la Santé. Des applications de
E-Santé ont vu le jour. Certaines comme pour la prise de rendez-vous ou la téléconsultation comme E-Tabib. D'autres pour le suivi de la pandémie ou la création de matériels de protection via des techniques innovantes comme l'impression 3D. Elles ont, néanmoins, toutes un point commun qui est de proposer des solutions pour «contrer» cette pandémie mondiale. Dans le même sillage, ont a vu «fleurir» des «appli» de E-Learning afin de permettre aux élèves et étudiants de pouvoir suivre leurs cours à distance, à l'image de la plateforme Ostadhi qui est devenue une référence chez les jeunes pour la révision de leurs cours, en leur proposant divers cours et exercices mais aussi de les mettre en relation avec des enseignants près de chez eux dans la matière de leur choix. Une autre start-up «made in bladi» est en train de connaître un succès fou chez les jeunes. Il s'agit de GlobalOpportuniti. Celle-ci est une plateforme pour trouver les opportunités les plus pertinentes à faible coût. Une communauté de plus de 20 000 jeunes gravite autour de cette start-up qui sait leur parler, ce qui lui vaut de faire partie actuellement, des 10 meilleures start-up du pays. Au même titre que le Airbnb «made in bladi», Nbatou, qui permet aux particuliers de louer leurs biens immobiliers à d'autres particuliers pour des petites durées. Ce ne sont là que de petits exemples de start-up qui essayent de gagner leurs places dans un marché aux spécificités que l'on ne trouve nulle part ailleurs.
Attention à l'ogre de la bureaucratie
Beaucoup d'entre elles vont couler (le taux de viabilité des start-up dans le monde est de moins de 10%), mais celles qui survivront peuvent devenir de grandes, voire de très très grandes entreprises, surtout si elles sont à forte valeur technologique et apportent de l'innovation et de la disruption. Les start-up sont clairement une réalité du fait même que le principe d'une start-up est de s'adapter aux difficultés quotidiennes des citoyens. Ce n'est pas ce qui manque en Algérie... Clairement, le grand problème était financier et, à un degré moindre, administratif. Avec les dernières décisions prises par le président de la République, il y a un espoir pour que ces problèmes soient réglés. Une grande avancée a déjà été constatée du fait que l'on peut désormais ouvrir sa start-up en quelques heures, avec une simple domiciliation fiscale. Il faut y ajouter les facilitations fiscales et l'accès aux financements, ce qui laisse entrevoir une structuration de l'écosystème juridique et financier pour ce genre d'entreprises.
Le pouvoir aux jeunes
Cependant, il est primordial de sauver ces entreprises des griffes de la bureaucratie. Le gouvernement ne doit être qu'un organisme de suivi et de contrôle. Or, on semble se diriger vers une gestion classique pour des entreprises qui n'ont rien de classique. L'exemple le plus frappant est le fait que ce soit les autorités qui délivrent le label start-up ce qui risque de les plonger encore plus dans les arcanes de l'administration, nonobstant le fait que cette «labellisation» a été un échec dans les pays qui l'ont adoptée. Il faut libérer les initiatives et donner le pouvoir aux jeunes porteurs de projets, sinon, la «Dz -Start-up» risque d'être une utopie comme celle du montage de véhicules ou des smartphones. Il est primordial de mettre en place une politique nationale forte ainsi qu'une stratégie d'accompagnement à l'émergence d'un écosystème favorable à l'avènement de la «start-up génération algérienne». On ne doit pas gérer ce dossier comme on gère l'ouverture d'un bureau- tabac ou autre entreprise. Il s'agit d'un monde qui a ses pro-pres codes et habitudes qui doivent être pris en considération tout comme la spécificité algérienne afin de réussir ce grand pari. Si nous réussissons à capitaliser ce qui a été fait, ces derniers mois, dans cette conjoncture des plus difficiles, on pourra gagner le grand pari de la diversification de l'économie nationale. Nos start-up ont montré leurs forces...


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