L'Algérie serait-elle devenue la station d'essence de l'Europe? Affirmatif au vu du ballet diplomatique «énergétique» européen qui a repris de plus belle ces derniers temps en Algérie, devenue incontournable en raison de l'évolution géopolitique actuelle, fortement impactée par le conflit russo-ukrainien. Avec l'approche des temps froids, l'Europe s'emploie par tous les moyens à trouver des sources de substitution au gaz...russe. À la recherche d'alternative, les dirigeants européens sollicitent l'Algérie pour augmenter son approvisionnement sur le Vieux Continent dont elle est un fournisseur de gaz historique. En somme, ça se bouscule pour le gaz, devenu «un maillon essentiel» pour l'approvisionnement du marché européen. À cet égard, le négociant en gaz slovène, Geoplin, est en passe de signer un contrat de fourniture de gaz naturel avec le Groupe Sonatrach. Une annonce faite, ce jeudi, par le ministre slovène des Infrastructures, Bojan Kumer. «La Slovène State Holding (SDH) en tant que gestionnaire des actifs de l'Etat soutient tous les efforts de Geoplin pour la signature de ce contrat d'approvisionnement en gaz», a-t-il indiqué. Un dossier abordé, lundi passé, par le ministre de l'Energie et des Mines, Mohamed Arkab, et l'ambassadeur de la République de Slovénie en Algérie, avec résidence à Madrid, Robert Krmelj. Selon les médias slovènes, le contrat porte sur l'achat par Geoplin de 300 millions de m3 de gaz naturel par an. Soit un tiers de la consommation annuelle de gaz de ce pays de l'Europe centrale et des Balkans. Selon le Premier ministre slovène, Robert Golob, le contrat serait d'une durée minimale de trois ans. Dans ce cadre, Bojan Kumer a révélé que le gouvernement slovène prépare une visite en Algérie. Une visite qui devrait précéder la visite en Algérie du Premier ministre du Royaume des Pays-Bas, Mark Rutte. Une visite annoncée par Mark Rutte lors de son appel téléphonique au président de la République Abdelmadjid Tebboune, pour présenter ses voeux à l'occasion du soixantième anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. L'appel a permis, à l'occasion, d'évoquer les voies et moyens de développer les relations bilatérales, d'élargir les perspectives de coopération, notamment dans les domaines de l'économie et de l'énergie. La demande sur le gaz algérien est de plus en plus croissante. C'est dans ce sens qu'intervient la rencontre entre le ministre de l'Energie et des Mines, Mohamed Arkab, et l'ambassadeur du royaume de Belgique en Algérie, Alain Leroy, au cours de laquelle ils ont évoqué les opportunités de développer des investissements dans les domaines des énergies renouvelables et des...hydrocarbures. Lors de cette rencontre, l'ambassadeur du royaume de Belgique était accompagné par le représentant de l'entreprise belge «Edergen Innovative Energy», a précisé le communiqué. Sur un autre registre, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, Ramtane Lamamra, a reçu jeudi à Alger, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères norvégien, Erling Rimestad, qui effectue une visite de travail. «Cette audience est intervenue dans le prolongement de la séance de travail élargie coprésidée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, Amar Belani et le secrétaire d'Etat norvégien, au cours de laquelle les différentes sphères du partenariat algéro-norvégien ont été passées en revue», note le communiqué du ministère.