L'entraîneur national affirme que les Verts n'iront pas en Guinée en victimes expiatoires. Le coach des Verts a tenu, hier, à l'hôtel Sheraton, Club des Pins, une conférence de presse à la veille du match comptant pour les éliminatoires de la CAN2008, que doivent livrer les Fennecs le 3 septembre prochain à Conakry, face aux puissants Guinéens. Il est évident que prendre en main une équipe nationale, mise en hibernation pendant des mois, n'est pas chose aisée. Il fallait donc faire vite et parer au plus pressé pour monter un groupe performant et tenter sa chance dans une compétition au niveau de plus en plus relevé alors que notre EN traîne encore la patte. Lors de son intervention, hier, à la presse, Cavalli, accompagné de son adjoint, Mustapha Heddane, a évalué le travail accompli jusque-là et qui a consisté à faire, d'abord, une revue des effectifs, ponctuée de deux matches amicaux, disputés en France lors d'un regroupement d'une dizaine de jours, qui se sont soldés par une victoire aux dépens du club français d'Istres (2 à 1) et une défaite, d'aucuns ont jugé amère face au Gabon (2 à 0). Aussi, le sélectionneur national dit «avoir constaté durant ce stage de très bonnes choses, de bonnes choses et de choses moins bonnes notamment à propos du manque d'efficacité devant les buts» tout en reconnaissant qu' «il reste beaucoup de travail à faire pour rechercher la meilleure efficacité et savoir terminer le match à Onze. Et il est de mon devoir de monter une équipe de qualité et au comportement exemplaire», ajoutera-t-il en substance. Par ailleurs, il regrettera au passage que «le championnat national n'ait pas démarré plutôt et les dates FIFA, à mon avis, très réduites» pour effectuer une bonne préparation. Il évoquera, également les absences de Brahami et Ziani, qui ne seront pas du voyage pour la Guinée «du fait qu'ils ont chacun écopé d'un carton rouge face au Gabon, et que l'arbitre du match amical a fait suivre les rapports. C'est pour cela que je ne voulais pas prendre le risque de les aligner» se justifiera Cavalli. Aussi, rappelle-t-il «qu'il s'agisse de joueurs locaux ou émigrés, c'est le meilleur qui jouera». Parlant de l'adversaire du 3 septembre, l'entraîneur des Verts dira d'emblée que: «Ce n'est pas un hasard si la Guinée est actuellement classée au 22e rang mondial et 4e sur le continent africain». mais, prévient-il: «Nous, aussi, nous avons des joueurs de qualité et nous n'irons pas à Conakry en victimes expiatoires». Et d'ajouter: «Nous irons défendre le maillot national d'une part, et d'autre part, les joueurs sont déterminés à ramener, au moins, un point, sinon créer la surprise car ils sont à la recherche d'un résultat et j'en suis convaincu». Et de dire, également: «j'ai décelé en eux, après réflexion et après les avoir laissés venir, cette volonté d'effacer les années négatives. Mais que l'on soit clair, chacun de nous doit apporter quelque chose à l'édifice». Son souhait, par ailleurs, est «que l'EN retrouve son public. Moi je suis là pour aider les joueurs en difficulté et non les accabler». Cavalli reconnaît que «notre équipe nationale n'a pas un meneur de jeu, aussi, j'attends que des joueurs se révèlent». Il souhaite que «Daham soit en forme le jour du match et que l'attaque retrouve son efficacité».