Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a multiplié, à Johanesburg, les rencontres bilatérales avec plusieurs homologues étrangers. Il s'est notamment .entretenu, vendredi dernier, à la réunion ministérielle du G20 avec ses homologues des pays participants, indique un communiqué du ministère. Cependant, ce qui a marqué les esprits lors de cet évènement qu'accueille la capitale sud- africaine, est sans nul doute, l'attitude du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Dans une salle où se côtoyaient des hauts diplomates de plusieurs puissances mondiales, Lavrov a traversé la pièce en distribuant des poignées de main rapides et protocolaires. Mais lorsqu'il est arrivé à la hauteur d'Ahmed Attaf, son comportement a radicalement changé. Il s'est arrêté, a échangé un regard complice avec le ministre algérien, et a entamé une conversation chaleureuse, marquant ainsi une distinction évidente avec les autres officiels. Cette interaction a immédiatement attiré l'attention des observateurs présents sur place. Ce geste, qui peut sembler anodin, revêt une importance symbolique dans le jeu diplomatique. La Russie, cherchant à consolider ses alliances stratégiques en Afrique, a toujours vu en l'Algérie un partenaire de choix. Ahmed Attaf, a ainsi rencontré le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Wang Yi, le ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie, Hakan Fidan, le ministre des Affaires extérieures de la République de l'Inde, Subrahmanyam Jaishankar, le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Norvège, Espen Barth Eide, le ministre des Affaires étrangères de la République de Corée, Cho Tae-yul, ainsi que le ministre des Affaires étrangères du Japon, Takeshi Iwaya, selon le même communiqué. Ainsi, Attaf « a examiné avec son homologue chinois les moyens à même de réaliser davantage de résultats positifs via le renforcement du partenariat stratégique algéro-chinois, à travers, notamment, la consolidation de la coopération dans les domaines économiques, la poursuite de la coordination conjointe et du soutien mutuel au sein du Conseil de sécurité onusien et des fora internationaux », selon la même source. Le ministre d'Etat a, par ailleurs, passé en revue avec son homologue turc les différents axes et dimensions de la coopération privilégiée entre les deux pays, en prélude à la tenue de la 3e session de la commission mixte de planification, discutant, par la même, des développements de la situation au Moyen-Orient, et de la question palestinienne plus particulièrement, ajoute le communiqué. Lors de la rencontre avec son homologue indien, les deux ministres se sont félicités de la dynamique positive des relations entre les deux pays ces dernières années. A cette occasion, les deux parties ont explorer la possibilité de tirer profit de la tenue de la prochaine réunion du Comité gouvernemental mixte, pour promouvoir davantage les relations bilatérales, vu les potentialités dont disposent les deux pays. Avec son homologue norvégien, le ministre Ahmed Attaf a abordé « les moyens de maintenir la dynamique de la coopération économique entre les deux pays », passant en revue « les efforts internationaux en faveur de la solution à deux Etats, comme base de règlement juste et définitif de la question palestinienne ». Par ailleurs, les entretiens du ministre d'Etat avec le ministre coréen des Affaires étrangères ont été l'occasion d'examiner les résultats exceptionnels de la coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines économique et technologique. Les deux parties ont également mis l'accent sur la nécessité de poursuivre la concertation au sein du Conseil de sécurité onusien, notamment dans le cadre du Groupe des membres élus (E10). Enfin, le ministre Ahmed Attaf a passé en revue avec son homologue japonais les voies à même de tirer parti des avantages et des atouts dont regorgent les deux pays, en vue de hisser les relations algéro-japonaises à de plus larges niveaux, notamment suite à l'activation du comité bilatéral économique mixte.