“La société des ciments d'Aïn Touta de la wilaya de Batna projette dans un futur proche dans le cadre du développement durable de procéder à deux grandes opérations d'investissement dont l'augmentation de la production qui passera de 3 000 à 3 600 tonnes par jour en matière de clinker et la protection de l'environnement par le remplacement des anciens filtres électrostatiques de l'usine par de nouveaux filtres de protection de grande technologie”, a indiqué mercredi dernier, le directeur de la société des ciments d'Aïn-Touta, lors de la dernière session ordinaire de l'Assemblée populaire de la wilaya de Batna. Répondant aux questions des élus sur les envolées du prix du ciment, le marché noir et les spéculations, Amor Iguelmamène, le directeur de l'usine des ciments d'Aïn-Touta (Batna) a d'abord fait un long récapitulatif de la production de l'entreprise durant ces trois dernières années. 1 171 437 tonnes en 2007, 1 208 037 tonnes en 2008 et 1 075 830 tonnes jusqu'au 30 novembre 2009. L'interlocuteur a reconnu que la demande dépasse largement l'offre et a expliqué que “la production ne couvre pas totalement les besoins de la wilaya de Batna en matière de ciment, parce que la cimenterie d'Aïn Touta approvisionne 15 wilayas de l'Est algérien”. Avant de poursuivre : “Les 1 058 610 50 tonnes produites par l'usine assurent l'approvisionnement en ciment d' une partie de l'Est algérien”. Un document distribué à l'occasion explique la distribution des quotas, qui s'effectue selon les wilayas : 399 197 50 tonnes, soit 37,7% à Batna, 257 850 00 tonnes, soit 24,4% à Ouargla, 139 623 00 tonnes soit 13,2% à Biskra, 101 945 00 tonnes, soit 9,6% à Constantine, 85 220 00 tonnes, soit 8,1% à M'sila, 30 060 00 tonnes, soit 2,8% à Oued Souf, 28 640 00 tonnes, soit 2,7% à Oum El-Bouaghi et le reste aux wilayas de Mila, de Sétif, de Khenchela, de Tébessa, d'Illizi, de Béjaïa, de Jijel, de Bordj Bou-Arréridj dont le taux tourne autour des 0,5%. Abordant le problème du marché noir et de la spéculation, le directeur du S. Cimat fait remarquer à l'APW de Batna que le problème n'est pas du côté de la cimenterie et les exhorte à voir du côté de la spéculation du marché du ciment. “Nous approvisionnons tout entrepreneur porteur d'un projet ou tout autoconstructeur qui dispose d'une autorisation de construction”, précise l'interlocuteur. À une question portant sur l'approvisionnement des revendeurs, le directeur a souligné que “si nous n'arrivons pas à satisfaire les projets de l'Etat, comment voulez-vous que nous approvisionnons ces revendeurs ?” Il faut savoir que le problème de la spéculation, qui caractérise le marché du ciment depuis des années, est assez complexe et a comme conséquence le déséquilibre de l'offre et de la demande. Le directeur a conclu son intervention en évoquant les efforts de l'entreprise dans la formation de son personnel. “L'entreprise de la cimenterie d'Aïn Touta a dépensé durant les trois dernières années pour la formation des 1 036 travailleurs pour un montant de 36 761 100,42 DA .Tous ces efforts contribuent à encourager les travailleurs à maîtriser la gestion et la production”.