Pour la deuxième fois, en l'espace de quelques jours, les médecins résidents d'Oran ont observé un sit-in, ce jeudi matin, face à la direction générale du CHUO. Quelque 200 médecins résidents, généralistes, internes, externes ou encore pharmaciens et chirurgiens, se sont retrouvés pour réclamer un statut digne, des moyens de travail et pédagogiques à la hauteur de leur mission, un salaire décent, entre autres revendications. L'un des représentants du comité des résidents explique d'emblée : “Nous voulons nous excuser auprès des malades et de la population d'Oran, mais aujourd'hui, on ne nous laisse pas le choix, c'est la seule solution pour se faire entendre et si rien ne vient de la part de la tutelle, nous irons à la grève générale.” Ce sentiment de mépris et de blocage que partagent tous les médecins résidents s'exprimait, encore, par une large banderole où l'on pouvait y lire : “Non-assistance à médecin en danger” et par des caricatures symbolisant l'absence de moyens pour soigner et la qualité de la formation jugée médiocre. Un autre résident explique : “Ce n'est pas de gaîté de cœur que nous sommes ainsi réunis dehors à manifester, mais la tutelle ne nous laisse pas le choix. Ce ministre refuse de dialoguer et trouvez-vous normal qu'avec un bac+12, je perçoive 36 000 DA, que nous sommes, les seuls, après trente ans à devoir faire le service civil sans compter la formation qui ne répond plus aux exigences de nos spécialités”, dira un résident en chirurgie en fin de formation. À noter qu'à Oran, il existe près de 2 000 résidents répartis au niveau de toutes les structures de santé publique.