Tout au long de la partie contre la Tanzanie, le nouveau coach national, Wahid Halilodzic, n'a pas arrêté de fulminer sur le banc de touche. À peine s'il a pu s'asseoir quelques secondes, il a passé la majeure partie de son premier match officiel à la tête des Verts debout, presque intenable. Il en est arrivé même à s'arracher, comme on dit, les cheveux devant les nombreuses occasions ratées côté algérien, notamment en fin de partie. Halilodzic savait certes que la mission que lui proposait la FAF allait être dure à surmonter tellement les Verts ont désappris à jouer au football, mais la dure réalité du terrain de samedi dernier contre la Tanzanie en a sans doute rajouté une bonne couche. Face à un adversaire franchement moyen et largement à la portée des Algériens, les coéquipiers de Matmour ont commis des erreurs de débutant comme ce moment d'absence inexpliqué qui a engendré le but tanzanien aux temps forts de la domination algérienne et les longues minutes de relâchement avant la mi-temps. Groggy, les Verts ont eu du mal à réagir comme pour prouver encore une fois que le moral de l'équipe est toujours aussi atteint par une longue série de déconvenues dont la dernière contre le Maroc a laissé énormément de séquelles. La confiance perdue au fil des matches a cédé la place à un doute certain que les Tanzaniens n'ont pas su, heureusement, rentabiliser. Il aura fallu attendre la seconde période de jeu et les changements réussis de Wahid pour revoir un visage plus séduisant de l'EN. Un coaching payant quoique qu'il renseigne déjà sur l'expérience du technicien bosniaque. À l'arrivée, l'équipe nationale de football consomme son élimination de la CAN-2012, une année seulement après avoir figuré dans le carrée d'as de cette même compétition continentale. Les choses ont vite dégénéré pour les Verts. Mais peuvent-elles pour autant s'améliorer aussi vite sachant que les éliminatoires de la CAN-2013 et surtout du Mondial 2014 sont à nos portes ? C'est possible, disent les observateurs, mais à condition bien sûr de laisser le temps à Halilodzic pour entamer son immense chantier. Samedi, il y a eu certains signes prometteurs en seconde période. N'en faisant pas la fine bouche en ces temps de vaches maigres mais il est certainement trop tôt pour dire que Wahid peut trouver les solutions idoines pour remettre la machine de l'EN au régime d'Oum Dourmane. Seul le temps nous le dira !