La Banque mondiale est prête à développer son programme en Algérie en aidant le pays à diversifier son économie et à renforcer ses institutions afin de stimuler une croissance plus robuste et plus solidaire. Tel est le message de la vice-présidente du groupe de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Inger Andersen, qui a achevé, mercredi dernier, une visite officielle en Algérie. “Grâce à une gestion efficace de ses ressources naturelles, l'Algérie a réussi à poursuivre sa croissance en dépit d'importantes difficultés internes et externes", a déclaré Mme Andersen, au terme de sa visite de trois jours. “Mais nous avons tous reconnu qu'il fallait créer davantage d'emplois et qu'une économie plus diversifiée ouvrirait de nouvelles sources d'emplois et de croissance. Le groupe de la Banque mondiale est prêt à partager toutes ses connaissances et données d'expérience avec l'Algérie pour l'aider à atteindre cet objectif", a souligné Mme Andersen. Dans le cadre d'un accord avec l'Algérie, la Banque mondiale fournit au gouvernement une assistance technique remboursable à l'appui de son programme de développement quinquennal. Huit nouveaux accords d'assistance technique ont été conclus l'année dernière dans les domaines suivants : finance, agriculture, environnement, aide sociale et télécommunications. Au cours de sa visite, Mme Andersen a rencontré notamment le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avec lequel elle a examiné l'objectif prioritaire qu'est l'amélioration du climat des affaires en Algérie et l'aide que la Banque mondiale pourrait apporter à cet égard, ainsi que le ministre des Finances, Karim Djoudi, avec lequel elle s'est entretenue des possibilités de collaboration pour promouvoir la création d'emplois et la croissance. Mme Anderson a également rencontré le ministre de l'Agriculture et le gouverneur de la Banque d'Algérie. “L'Algérie fait preuve d'une détermination impressionnante lorsqu'il s'agit d'atteindre ses objectifs de développement, qui sont clairement définis", a déclaré Simon Gray, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, qui accompagnait Mme Andersen. “Les Algériens ne doivent pas seulement être prêts à engager des fonds, il leur faut aussi des institutions solides pour garantir que ces fonds soient utilisés aux fins prévues et produisent l'effet recherché. La Banque mondiale continuera d'aider l'Algérie à poursuivre les réformes dans ce sens." M. R. Nom Adresse email