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En toute liberté
Développement de l'entrepreneuriat et formation au management : deux faces d'un même problème
Publié dans Liberté le 02 - 07 - 2014

Les ambitions légitimes du pays en matière de croissance hors hydrocarbures impliquent, pour qu'elles puissent être réalisées, un développement inédit de son entrepreneuriat couplé à un management performant des entreprises. Nous sommes malheureusement loin du compte en termes quantitatifs et en termes qualitatifs. Insuffisance du nombre d'entreprises pour la quantité et, à de rares exceptions, management obsolète aussi bien dans le secteur privé que public pour ce qui est de la qualité. Qu'on en juge en effet sur la base des statistiques de l'ONS. Ainsi le recensement économique de 2011 nous indique que sur "934 200 entités économiques", 95% sont des personnes physiques, 84% relèvent "du commerce de détail" et seules 95 445 (moins de 11%) d'entre elles sont des entreprises industrielles. Seules 45 456 de ces entités économiques sont des "personnes morales", essentiellement des SARL et des EURL. De plus, nous ne disposons, du fait de la sociologie, de la culture et de l'histoire, que de très peu de sociétés par actions (Spa). On voit aisément que nos entreprises sont dans leur grande majorité de très petites entreprises (TPE) dont les besoins de formation au management ou même de mise à niveau mettront du temps à émerger. Même si cela est connu, il faut toujours le rappeler pour ne pas prendre nos désirs pour des réalités. La priorité est donc de disposer d'une masse critique d'entreprises de plus grande taille puis d'un nombre suffisant de Spa. Dans ces nouvelles conditions, la demande en formation management émergera et s'élargira significativement.
C'est de la responsabilité conjointe des entrepreneurs et des pouvoirs publics que de la prendre en charge financièrement. Cette demande rencontrera alors une offre publique et privée de formation qui deviendra elle aussi concurrentielle, donc plus efficace. La particularité de cette nouvelle étape est que les entreprises seront plus exigeantes en matière de qualité de service. Pourquoi ? Parce que le recours aux formations externes ne sera seulement qu'un élément, daté et précis, de leur propre stratégie de formation en vue de bâtir leur identité culturelle et leur efficacité opérationnelle. C'est ce que nous expliquent Taïeb Hafsi et Narimane Atchi dans leur récent ouvrage (Sonatrach, le temps des pionniers).
Une fois n'est pas coutume, Taïeb Hafsi s'intéresse cette fois-ci à une grande entreprise publique, celle dans laquelle il a fait ses premières armes, en même temps que moi.
Les deux auteurs nous montrent que la formation, notamment au management, a été, dès sa création, l'un des axes stratégiques de la division pétrochimie, GNL et raffinage (PGR) de la Sonatrach. Cela pour être en mesure de conduire un développement particulièrement rapide sans ressources humaines qualifiées disponibles. C'est ainsi que la formation au sein de PGR, a été, de façon interne et permanente, l'affaire du top management pour construire et implanter collectivement les instruments adéquats de gestion, imprimer le style et cimenter la culture commune. Le recours aux institutions extérieures de formation, le contenu et le champ de leur intervention avait été préalablement élaboré de façon interne en fonction des objectifs stratégiques et des objectifs d'étape. Autre aspect important, les plans de formation étaient inscrits dans des politiques de développement de ressources humaines incluant des plans de carrière pour tous les agents. Enfin, la formation au management avait concerné tous les échelons, du chef d'équipe au vice-président de la division. C'est cela qui a pu produire les effets de synergie pour la réalisation des objectifs globaux de l'entreprise. L'un des enseignements à tirer de cette expérience est que des ponts doivent être établis entre les entreprises et les institutions de formation, notamment les écoles de business, afin d'ajuster les programmes aux besoins identifiés des entreprises. De ce point de vue, la difficulté actuelle des étudiants du système LMD à trouver des stages en entreprise est un indicateur préoccupant. Pour conclure, on peut noter que les instituts actuels privés et publics de formation aux affaires (commerce, finances, management) font des efforts notables pour élever le niveau de leurs enseignements aux standards internationaux. En témoignent par exemple les partenariats passés avec des institutions étrangères de formation de premier plan. Mais il faudrait qu'ils se préparent tous à relever deux défis. Celui d'abord d'une exigence plus grande des entreprises pour une plus grande qualité de formation et une adaptabilité à des besoins spécifiques et induits par un contexte national complexe. Celui ensuite d'une croissance rapide des services à offrir car le développement industriel attendu va booster significativement le marché de la formation. Les chefs d'entreprise, pour ce qui les concerne, devraient intégrer le fait que les investissements dans la formation de leurs managers et de leurs spécialistes produiront, beaucoup plus vite qu'ils ne le pensent, de la valeur ajoutée. Dans ces conditions et avec le soutien des pouvoirs publics, les entreprises deviendront plus efficaces et la production nationale notablement plus significative. On n'y est pas encore mais il y a des raisons d'espérer.
M. M.
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