L'activité équine au Caroubier et dans les autres hippodromes risque d'être sérieusement perturbée. Les travailleurs de la Société des courses hippiques et du pari mutuel (SCHPM) menacent d'entamer une grève générale à partir du dimanche 22 mars. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, la coordination du syndicat de la SCHPM, affiliée à l'UGTA, annonce qu'un préavis de grève illimitée des travailleurs est déposé auprès des autorités compétentes. Les travailleurs exigent principalement le départ du directeur général de la Société des courses hippiques et du pari mutuel. Selon les termes de la déclaration de la coordination, les travailleurs reviennent à la charge parce que "l'actuelle direction n'a pas appliqué les clauses contenues dans l'accord n°1302, signé le 16 novembre 2014". Les travailleurs tirent la sonnette d'alarme avant que leur société "ne se retrouve en situation de faillite, puisque l'actuelle direction excelle toujours dans l'abus d'autorité, et ne mesure pas les conséquences néfastes qui découleraient d'une telle gestion". Plus loin, le syndicat UGTA de la SCHPM énumère les cas d'abus d'autorité du DG : "Retard dans le paiement des salaires, l'abrogation des primes acquises, la suspension des syndicalistes, promulgation de décisions de mutation des travailleurs." Face à cette situation, les travailleurs interpellent, une nouvelle fois, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour intervenir et mettre un terme à la gestion chaotique de l'actuelle direction. Rappelons que les hippodromes de la SCHPM au niveau national ont chômé déjà pendant 67 jours (du 14 septembre à la fin novembre 2014), parce que les éleveurs de chevaux refusaient d'engager leurs étalons dans des courses, faute de paiement des arriérés de dotation. H. H.