La présidente de l'Association nationale des hémophiles d'Alger, Mme Latifa Lemhen, a mis l'accent sur la nécessité d'élaborer un protocole médical définissant l'âge et les conditions de circoncision des enfants pour éviter des décès dus à l'ignorance par certaines familles de cette maladie héréditaire. Mme Lemhen a proposé de définir l'âge de circoncision entre 2 et 3 ans, soulignant qu'il était difficile avant cet âge de diagnostiquer l'hémophilie qui expose certains enfants aux risques de la mort. Elle a mis en garde certaines familles contre le risque de circoncire leurs enfants avant l'âge de deux ans, sauf dans des cas exceptionnels, pour que l'enfant puisse grandir et que l'on puisse diagnostiquer l'hémophilie. La présidente de l'association a appelé à inscrire les opérations de circoncision parmi les actes chirurgicaux, pour contraindre les familles à effectuer des analyses médicales à leurs enfants avant leur circoncision, rappelant que certains chirurgiens et réanimateurs "appréhendent les opérations de circoncision, en dépit de la disponibilité des médicaments". Elle a déploré le fait que certains adolescents et adultes ne puissent pas être circoncis en raison de cette maladie. L'Algérie compte plus de 2 300 hémophiles. Cette maladie héréditaire touche principalement le sexe masculin, provoquant une hémorragie en raison du manque des facteurs de coagulation du sang.