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Bouzeguène : Ces émigrés qui ne peuvent plus se payer des vacances
Les billets d'avion coûtent cher et le train de vie est difficile en France
Publié dans Liberté le 12 - 09 - 2015

"La plupart des émigrés ne peuvent même pas se payer des vacances en Europe ou au Maroc, comme ils prétendent, c'est au-dessus de leurs moyens. Ils ne bougent pas de leur lieu de résidence", nous dit Fodhil, chauffeur dans une entreprise.
La région de Bouzeguène, forte de son importante communauté d'émigrés en France, n'a pas accueilli grand monde cet été. En fait, c'est le remake de la saison estivale 2014 où l'on ne parle plus de cortèges familiaux mais uniquement d'individus qui viennent seuls, laissant le reste de la famille en France. Et pour cause, la crise.
Première conséquence, ils ne peuvent plus se payer des vacances. "La plupart des émigrés ne peuvent même pas se payer des vacances en Europe ou au Maroc, comme ils prétendent, c'est au-dessus de leurs moyens. Ils ne bougent pas de leur lieu de résidence", nous dit Fodhil, chauffeur dans une entreprise. Les premiers qui ressentent le coup, ce sont les parents qui ne peuvent plus voyager en famille. Payer 400 à 500 euros par personne, l'équivalent en Algérie de 60 000 à 80 000 DA, c'est hors de portée pour les émigrés qui peinent à mettre 500 euros de côté. "Nos calculs sont parfois faux, car en dépensant l'euro en France reviendrait plus cher que de le transférer en dinars. À l'exception du prix du billet qui est relativement cher comparé aux autres destinations, le reste des dépenses est plus supportable au bled qu'en France", explique un émigré. "Ce n'est plus un secret, puisque de nombreux émigrés qui viennent en véhicule s'approvisionnent en Algérie d'une grande quantité de produits alimentaires, électroménagers, vêtements et même l'or, et j'en passe", avoue un autre émigré. "Je suis venu au mois de Ramadhan, sans mes enfants et ma femme. Ce n'est pas la première fois que je viens sans ma famille. Ce n'est pas une vie, car j'ai construit une maison au village que j'occupe tout seul chaque été", se plaint Ramdane, un "Marseillais". Un autre émigré, Jugurtha, parti en 2008 étudier, parle un autre langage. "Avant, j'avais une autre image de l'émigré. Quand il arrivait au village, je l'enviais. Je ne savais pas comment il vivait en France. Finalement, beaucoup faisaient des folies pour montrer un autre visage au village. Ils s'endettaient pour acheter une voiture et la remplir de cadeaux. Ils débarquaient au pays et bombaient le torse alors qu'ils vivaient dans des cités HLM. Maintenant, les émigrés sont ‘'retombés'' sur terre. Ils pleurnichent sur le prix du billet alors qu'à l'aéroport d'Alger, ils n'échangent même pas 20 euros au guichet de change, comme cela se faisait avant", renchérit-il. Souvent, ces émigrés repartent en douce après avoir passé les vacances au village et fait leurs "calculs d'épicier" comme tous les gens du douar.
K.N.O.


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