Arrêté, le mis en cause a reconnu les faits en expliquant que deux jours plus tôt, le défunt l'avait agressé avec une arme blanche. Un jeune homme, la vingtaine, a été condamné ce lundi, par le tribunal criminel d'Oran, à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir provoqué la mort d'un ami et compagnon de beuverie. Selon les faits rapportés par l'accusation, et en partie confirmés par l'accusé, la tragédie remonte au mois de décembre 2014 lorsqu'au cours d'une dispute avec son ami K.T., l'accusé lui a donné des coups de couteau dont l'un l'a atteint à la cuisse, lui causant une grave hémorragie qui entraînera la mort. Arrêté, le mis en cause ne niera pas les faits en expliquant que deux jours plus tôt, le défunt -qui, affirmera-t-il, lui avait volé son téléphone portable- l'avait agressé avec une arme blanche sous prétexte qu'il lui avait volé une bouteille d'alcool. L'agression lui a valu cinq points de suture dans la région de l'épaule et une semaine d'arrêt de travail. K.T. expliquera qu'il n'avait pas digéré ce "coup en traître" d'autant que son agresseur l'avait nargué le jour suivant. C'est comme cela que K.T. dit avoir décidé de se venger. Le jour J, il prend un couteau dans la cuisine de sa grand-mère, va à la rencontre de sa future victime, lui porte plusieurs coups puis se rend chez ses parents où il se débarrasse de ses vêtements tachés de sang. Présenté devant le magistrat instructeur, il changera cependant de version en racontant que lors d'une altercation, la victime l'avait brutalement repoussé contre une table de vente de fruits et légumes sur laquelle il avait aperçu un couteau. Couteau dont il s'est saisi pour frapper son agresseur sans intention de le tuer toutefois. Par ailleurs, l'enquête déterminera que K.T. présentait des troubles psychiques et qu'il avait été traité à l'EHS psychiatrique. À la barre du tribunal criminel, l'inculpé ne réfutera pas les faits qui lui étaient reprochés, rejetant toutefois l'intention de donner la mort. Ce qui n'a pas empêché le ministère public de réclamer la peine capitale compte tenu de la gravité des faits. La défense, elle, ne pourra que plaider les circonstances atténuantes. S. Ould Ali