Plusieurs projets gaziers entreront en service en 2017, à l'instar des projets d'Al-Ghar, de Tiguentourine (en janvier), d'In-Salah, de Reggane, d'Adrar, de Timimoun ainsi que des puits d'huile du bassin de Berkine. Sonatrach veut s'éloigner du trou d'air dans l'exploration et l'exploitation, en y investissant davantage. En chiffres, elle dégage 9 milliards de dollars en investissement annuellement dans le cadre d'un plan étalé sur six ans (2015-2021) et qui a été évoqué samedi 24 décembre par Salah Mekmouche, vice-président de l'activité exploration et production à Sonatrach. Les projets en association font partie de ce programme. Salah Mekmouche souligne d'ailleurs que plus de 25% de ces investissements sont apportés par les partenaires étrangers de Sonatrach. Des investissements sont ainsi consentis, dans ces segments, et les résultats ne se font pas attendre. Et la compagnie nationale des hydrocarbures apprécie. Une partie de ces investissements a permis, indique M. Mekmouche, de livrer en 2016 plus de 250 puits d'hydrocarbures, alors qu'environ 290 autres seront réceptionnés en 2017. Nous avons, dit-il, pu atteindre nos objectifs avec les mêmes moyens de forage ce qui relève la performance de la compagnie. Et de détailler que plusieurs projets gaziers entreront en service en 2017 à l'instar des projets d'Al-Ghar, de Tiguentourine (en janvier), d'In-Salah, de Reggane, d'Adrar, de Timimoun ainsi que des puits d'huile du bassin de Berkine. Le vice-président de l'activité exploration et production à Sonatrach s'est montré toutefois évasif, quant à l'accord signé jeudi dernier entre le groupe français Total et la compagnie nationale des hydrocarbures, portant sur la réalisation d'une étude de faisabilité en vue de construire un complexe pétrochimique de "taille mondiale". M. Mekmouche s'est contenté de souligner que la décision de construire ce complexe et le choix du partenaire pour sa réalisation, seront connus en 2017 après l'achèvement de l'étude de faisabilité. Il a, par ailleurs, parlé des activités de Sonatrach à l'international, rappelant que la compagnie nationale possède, à travers sa filiale Sipex, des blocs d'exploration en Mauritanie, au Niger où les opérations de forage du premier puits seront entamées en 2017, en Tunisie, au Mali, en Libye ainsi que des actifs au Pérou. Et, d'annoncer : "Sonatrach envisage d'acquérir, seule ou en partenariat, des actifs en Afrique subsaharienne et en Irak." La compagnie nationale disposait déjà d'un point de chute à Bagdad. Elle s'en est retirée, après l'éclatement de la guerre dans ce pays. Sonatrach a fortement pâti de la déprime des marchés pétroliers. La preuve, elle n'a engrangé que 20 milliards de dollars de revenus pétroliers sur les onze premiers mois de 2016. Ses exportations dévissent en fait en valeur et augmentent en volume. Elles devraient atteindre 109 millions de tonnes d'équivalent pétrole (TEP), en 2016. Cela correspond à une amélioration de 11% des exportations par rapport à 2015, étant donné que l'année dernière, celles-ci se sont élevées à 98 millions de TEP. Au chapitre ressources humaines, la compagnie nationale enregistre des départs massifs à la retraite. Sonatrach tente d'y faire face, en recrutant à tour de bras. Et ce chiffre avancé par Salah Mekmouche : 8 000 jeunes ingénieurs et techniciens spécialisés dans différents métiers des hydrocarbures rejoindront la compagnie dès 2017 pour remplacer les cadres partants. Ils sont en train d'être formés, la plupart seront opérationnels en 2017, a-t-il dit. Youcef Salami