Sans surprise, aucun actionnaire ne s'est présenté, hier après-midi, à la mutuelle de Bouisseville, à Aïn El-Turck pour assister à l'assemblée générale à laquelle a appelé le P-DG de la SSPA-MCO Belhadj Ahmed, dit Baba. Exception faite de ce dernier et d'Abdelkader Benzerbadj, représentant permanent de Charef Benchenni, aucun membre de la société sportive qui gère l'équipe professionnelle du Mouloudia d'Oran n'a consenti l'effort de bifurquer du côté de la corniche oranaise pour s'enquérir des conditions dans lesquelles devait se dérouler ce conclave. Epaulés par un huissier de justice et un commissaire aux comptes, le président Belhadj a fait, ainsi, constater, par ces représentants de la loi, les absences des autres actionnaires. Mais refusant de reporter cette assemblée générale pour la onzième fois, Baba a affirmé avoir "décidé d'ouvrir, cette fois-ci, le capital social de la SSPA à tout investisseur intéressé par l'acquisition d'actions", fixant, au passage, "l'apport minimal à un montant raisonnable de 200 millions de centimes". Une main tendue qui devrait constituer un nouveau point de départ pour cette SSPA asphyxiée financièrement par le poids des dettes et mise complètement en porte-à-faux avec les règlements et les lois en vigueur en raison de quelques décisions de justice qui remettent en cause même l'actuel statut de Baba d'homme fort du club. À ce sujet, une ordonnance du tribunal de cité Djamel près la cour d'Oran datée du 10 juillet 2017 et dont Liberté détient une copie rend caduque, nulle et non avenue "toute décision prise par la direction du club, notamment sur le plan comptable et financier'' jusqu'à ce que le verdict final soit rendu étant donné que l'affaire de "l'augmentation du capital social de la SSPA-MCO'' est en cours de traitement par la justice. Et s'il est pris en considération le fait que le plaignant n'est autre que Youssef Djebbari, l'ex-président mouloudéen, il faudra certainement s'attendre à ce que l'affaire prenne des proportions encore plus importantes. D'autant plus que le commissaire aux comptes, Bensahli Omar Chukri, celui-là même qui avait "accompagné'', juridiquement parlant, la naissance et les différentes étapes ayant caractérisé l'évolution, dans ses multiples étapes, de la SSPA-MCO, attend toujours que le président Ahmed Belhadj lui "délivre le bilan comptable du semestre allant du 1er juillet au 31 décembre 2014'", sous peine de "saisir le procureur général, le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération algérienne de football''. Autant dire que la SSPA-MCO baigne dans un immense imbroglio juridico-financier. Rachid BELARBI