Pourtant, le ministère des Transports a rassuré les automobilistes que les agences chargées de cette mission prolongeraient les horaires de travail pour doubler le nombre de contrôles pour passer de 60 à 120 unités/jour. Le comportement de certains automobilistes relève de l'insolite. En effet, la récente mesure appliquée par les agences de contrôle technique de véhicule, fixant la durée du contrôle technique des véhicules (20 minutes pour le poids léger et 30 minutes pour le poids lourd) suscite un mécontentement chez certains citoyens qui se plaignent des longues files d'attente devant les agences. Il est vrai que les longues files d'attente épuiserait l'automobiliste, d'autant qu'il est contraint de se présenter tôt le matin, mais les délais de révision porté à 20 et 30 minutes, constituent une mesure de sécurité indiscutable dans le cadre de la sécurité routière. C'est parce que ces automobilistes avaient pris le pli d'obtenir en 5 minutes un procès-verbal au détriment de la prévention et de la sécurité routière qu'ils reviennent à la charge pour "dénoncer" ce qui s'apparente, selon eux, à de la bureaucratie. Selon un état de fait établi par l'APS, les agences de contrôle technique de véhicules avaient lancé, en début d'année, une nouvelle mesure relative au contrôle des véhicules fixant la durée du contrôle technique pour chaque véhicule. Une mesure critiquée par plusieurs citoyens, en raison des longues files d'attente devant ces agences, pouvant durer parfois une journée complète. Ainsi, plusieurs citoyens se sont plaints de la longue attente devant les agences de contrôle technique, estimant qu'une telle mesure ne fait qu'aggraver la situation et signifie une perte de temps considérable. Ces automobilistes, pour la plupart des chauffeurs de bus et de taxis, voire même des taxieurs clandestins qui ne mesurent pas la gravité d'expédier un contrôle ponctuel en 5 minutes, ignorent les retombées immédiates sur la sécurité des usagers de la route. Fort heureusement, d'autres citoyens estiment que "cette mesure sert l'intérêt général et assure la sécurité des chauffeurs de véhicules, en ce sens qu'elle permet de garantir un contrôle minutieux de chaque véhicule et de détecter d'éventuelles anomalies", ajoutant que cette mesure drastique pourrait, au contraire, mettre fin à l'hécatombe routière. Selon ces automobilistes, cette mesure vise, en premier lieu, à protéger le citoyen et à s'assurer du déroulement de l'opération dans les meilleures conditions et dans un cadre légal, voire sans complaisance, a estimé le directeur des transports de la wilaya d'Alger, Rachid Ouazzane. Du coup, les agences de contrôle technique se réfèrent aux lois et seulement aux lois, à commencer le décret exécutif 18-05 du 15 janvier 2018 qui charge ainsi l'administration des Mines, par le biais de ses experts des mines, d'exercer les prérogatives d'autorité publique relatives aux activités de contrôle de conformité de véhicules, aux dispositions de la loi 01-14 relative à l'organisation, la sécurité et la police de la circulation routière et au cahier des charges régissant l'activité des agences de contrôle technique ainsi qu'aux directives de l'Etablissement national de contrôle technique (Enacta). Du reste, le ministère des Transports a rassuré les automobilistes que les agences chargées de cette mission prolongeraient les horaires de travail pour doubler le nombre de contrôles et passer de 60 à 120 unités/jour pour assurer un contrôle de qualité. À bon entendeur...la sécurité a, certes, un coût, mais elle n'a pas de prix, encore moins de délais. FARID BELGACEM