Suite à la chute des prix du pétrole, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour limiter les importations et diversifier l'économie via notamment la promotion des exportations hors hydrocarbures. "Ce n'est pas difficile pour nous à partir du moment où nous avons fait preuve de partenaire économique fiable", dira le directeur régional des Douanes lors de son intervention au séminaire organisé par la chambre de commerce et d'industrie les Bibans sur le thème "Promouvoir le port sec de Texter comme un outil de soutien à l'investissement" et animé par des experts de Béjaïa, Sétif et Bordj Bou-Arréridj. Qui dit exportations, dit qualité supérieure selon les normes. "La qualité des produits algériens est hautement appréciée, notamment ceux issus des exploitations agricoles ou de l'industrie (électronique, parapharmaceutique, artisanale…) qui donnent de très beaux et harmonieux produits. Un atout des plus intéressants car ouvrant les portes de la conquête des marchés extérieurs", dira le wali de Bordj Bou-Arréridj, Bekouche Ben Amar. En effet, les produits algériens répondent aux normes internationales et sont d'une qualité supérieure. L'autre atout : l'Algérie est au centre du monde. "C'est pourquoi le gouvernement doit encourager le développement de l'exportation", estiment des participants car, selon ces derniers, "nous pouvons faire beaucoup de choses. Prenons, comme exemple, la semaine dernière, l'usine algérienne des gants chirurgicaux qui a réussi, grâce à ses produits de qualité, à conquérir le marché marocain", dira un professeur en économie de l'université Bachir-Ibrahimi. "C'est la première fois depuis plusieurs années qu'un produit algérien pénètre légalement dans le royaume et se retrouve sur le marché marocain", dira un participant pour expliquer l'importance et la qualité du produit algérien. "Ce n'est pas facile de conquérir le marché marocain, surtout avec un produit parapharmaceutique", ajoute-t-il en précisant que le paiement a été fait avant même que la marchandise ne soit réceptionnée. "Le premier lot part du port de Skikda vers Tanger", a-t-il ajouté. Toutefois, même modestes, ces échanges, globalement, indiquent une certaine évolution. "Nos ports ne réceptionnent pas seulement les marchandises mais exportent aussi, et c'est un grand pas", dira M. Nabti, un cadre du port sec de Texter. "Le port est classé troisième en Algérie pour ses exportations hors hydrocarbures. Le montant des 247 opérations d'exportation dépasse 19 millions de dollars pour 2018", précise-t-il. De son côté, le président de la chambre de commerce et d'industrie des Bibans, Radjah Belouahri, a déclaré qu'au regard du potentiel existant, ces chiffres doivent être améliorés et que ce port sec doit être un point logistique avec toutes ses commodités en incluant les opérations d'emballage, de stockage et surtout de finir les extensions, ainsi qu'une piste d'atterrissage pour les colis aériens. Chabane BOUARISSA