Les week-ends, l'affluence est record, toute la côte est prise d'assaut, ses centaines de véhicules surchargés arrivent à Azeffoun créant des embouteillages et des bouchons interminables. Après le calme de l'hiver et du printemps, voilà qu'Azeffoun se réveille, tel un volcan qui entre en irruption. En l'espace de quelques jours, la population a quadruplé. Si cela fait le bonheur des commerçants qui profitent justement de cette période pour faire recette, ce n'est pas toujours du goût des autres habitants qui subissent la hausse des prix de presque tous les produits. Le calme brisé ne convient pas à tout le monde également, de plus il faut redoubler de vigilance pour ne pas se faire voler, surtout que certaines plages et certains endroits ne sont pas sécurisés. Azeffoun attire beaucoup d'estivants et ce, pour plusieurs raisons. Il y a déjà ceux qui viennent en juin attendre la venue des autres, ce sont les gérants de camps de toile, les gargotiers et autres commerçants (habits, jouets, souvenirs, etc.) et cette année, ils sont au rendez-vous. Arrivent ensuite les vacanciers. Beaucoup viennent en famille pour y profiter des bienfaits de la mer, et là, les structures d'accueil s'avèrent chaque année insuffisantes, malgré l'amélioration dans ce domaine (nouveaux hôtels, nouveaux camps de toile, etc.). Les plus avertis, habitués, font leurs réservations bien à l'avance. Les week-ends, l'affluence est record, toute la côte est prise d'assaut car les plages ne suffisent pas pour accueillir autant de gens. Des centaines de véhicules surchargés arrivent à Azeffoun, à tel point qu'il se forme des embouteillages et des bouchons. Les routes y menant à Azeffoun deviennent dangereuses, particulièrement le vendredi après-midi, quand les gens reprennent le chemin du retour, avec la fatigue et l'enivrement de la journée. En ce qui concerne la sécurité, le manque est flagrant. Si pour la baignade, la Protection civile est présente dans toutes les plages, pour le reste, rien n'est vraiment sécurisé. La police dite des plages n'est présente qu'aux Caroubiers, l'une des plages de la ville. La plage Azeffoun centre, vers laquelle se déversent les égouts de la ville, est polluée à l'extrême. Cet état de fait est signalé d'ailleurs par un panneau, mais beaucoup de personnes n'y font pas attention malheureusement. Quant à la fameuse plage Petit Paradis, un nom évocateur de pur bonheur, il y règne plutôt une anarchie se caractérisant par un manque de sécurité qu'illustrent quotidiennement des vols, des bagarres et autres dépassements en tous genres. Qu'il s'agisse de plages surveillées ou non, qu'il s'agisse de prendre la route, la prudence n'est jamais trop recommandée, sachant que la présente saison estivale a déjà enregistré ses premières victimes. Benyakoub Mohamed