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La grève des enseignants du primaire peu suivie
Ils réclament l'amélioration des conditions de travail
Publié dans Liberté le 28 - 01 - 2020

Hier, au premier jour de la grève cyclique de trois jours que les enseignants du primaire observent chaque semaine, le mot d'ordre n'a visiblement pas été suivi à travers le pays. C'est le cas à Constantine où la grève à laquelle a appelé la Coordination nationale des enseignants du cycle primaire a été peu suivie. La plupart des écoles de la ville ont fonctionné normalement, hier, au premier jour de ce débrayage. Moins nombreux que d'habitude, les grévistes, une cinquantaine environ, ont néanmoins organisé un sit-in devant la direction de l'éducation de la wilaya de Constantine. D'ailleurs, le passage à trois jours de grève au lieu d'une seule journée par semaine observée depuis octobre dernier ne fait pas l'unanimité parmi les enseignants. Sur place, des fiches soumettant trois choix ont été distribuées aux grévistes afin de se prononcer sur la durée de la grève. Brandissant des pancartes recensant des revendications socioprofessionnelles particulières à ce palier et scandant des slogans hostiles à leur tutelle, ils ont surtout insisté sur l'application du décret présidentiel n°14/266 datant de 2014 avec effet rétroactif. Pour la circonstance, ils ont reconduit les mêmes revendications, à savoir la révision du volume horaire, la suppression pour les enseignants du primaire des activités parascolaires, la révision du statut particulier, le recrutement de superviseurs pour l'encadrement des élèves en dehors des classes et la mise en place pédagogique, la mise sous tutelle du ministère de l'Education nationale au lieu des APC des écoles primaires, l'allègement des programmes et la réinstauration du système de spécialisation, ainsi que la possibilité pour l'enseignant de bénéficier de promotions jusqu'au rang de directeur d'école. À Oran, également, le débrayage a connu un taux de suivi pas très important, selon les informations recueillies auprès de certains enseignants du primaire qui se disent volontaires pour débrayer si le mouvement se généralisait. Certains établissements scolaires ont enregistré des perturbations, alors que d'autres écoles ont assuré les cours normalement. Si les revendications portées par la Coordination nationale des enseignants du primaire sont connues du grand public. Il n'en demeure pas moins qu'à chaque occasion, les enseignants du primaire les rappellent comme ce fut le cas en octobre dernier lors de la grève générale lancée par le Conseil des syndicats autonomes. Ils étaient nombreux, les enseignants de ce cycle, à répondre à cet appel et à se rassembler en face de la direction de wilaya de l'éducation nationale. Ils avaient laissé libre cours à leur colère, dénonçant une situation des plus compliquées. Un volume horaire inadéquat (7h30 par jour), un programme scolaire chargé (jusqu'à 11 matières à partir de la troisième année primaire), le problème de catégorie (les enseignants demandent à être alignés sur leurs collègues du moyen et du secondaire), l'obligation de surveiller les élèves aussi bien dans les cours de récréation, dans les sanitaires que dans les cantines, le manque de matériel pédagogique et la surcharge des classes (45 jusqu'à 50 élèves par classe) sont parmi les griefs soulevés. À Béjaïa, une trentaine d'enseignants des écoles primaires ont observé, hier, un sit-in devant le siège de la direction de l'éducation de Béjaïa pour exiger l'amélioration de leur situation socioprofessionnelle. Les protestataires ont répondu à l'appel de leur coordination de wilaya, laquelle est "rattachée à la Coordination nationale des enseignants du primaire", qui est, a indiqué Amghar Abdelouahab, "sans couverture syndicale. Nous ne sommes affiliés à aucun syndicat". Les enseignants, qui ont observé dans leurs établissements respectifs une grève partiellement suivie, réclament, entre autres, une augmentation salariale. Ils réclament, en outre, selon leur coordinateur de wilaya, Boudjitou Nassim, une dispense des tâches non pédagogiques, sinon accorder à la place "une prime de 20 000 DA pour la surveillance et l'accompagnement des élèves en dehors des heures de cours (récréation, cantine, etc.)", ainsi que "l'application du décret présidentiel 14/266 du 28 septembre 2014 avec effet rétroactif". Le coordinateur de wilaya a expliqué, notamment, que parce qu'il s'agit essentiellement d'enseignants sortis des universités avec des licences ou des ingéniorats, ses collègues doivent être classés au même grade que les enseignants des deux autres paliers, moyen et secondaire. En revanche dans la wilaya de Tizi Ouzou, le mouvement de grève a été massivement suivi et le débrayage a été ponctué par un rassemblement devant la direction de l'éducation et une marche vers le siège de la wilaya. Selon un des membres de la Coordination des enseignants du primaire à Tizi Ouzou, le taux de suivi enregistré durant la première journée d'hier a dépassé les 90%. "La quasi-totalité des établissements d'enseignement primaire a été paralysée. Cette foule regroupée ici aujourd'hui suffit normalement pour illustrer ce suivi", a déclaré notre interlocuteur. En effet, une imposante foule, constituée de plus d'un millier d'enseignants, a participé à ce rassemblement qui a eu lieu dans la matinée. "La grandiose mobilisation d'aujourd'hui ne s'explique pas seulement par le marasme et l'humiliation que vivent les enseignants du primaire, mais aussi par les provocations jugées inacceptables du directeur de l'éducation de Tizi Ouzou dont les enseignants demandent aujourd'hui le départ pur et simple pour laisser place à un directeur capable d'être à l'écoute des enseignants", nous a déclaré un des représentants de la Coordination sur place. "Au lieu de se pencher sur nos revendications qui sont d'ordre pédagogique et socioprofessionnel, pour atténuer un tant soit peu la marginalisation et l'humiliation que subissent les enseignants du primaire, ils n'ont pas trouvé mieux que de monter les parents d'élèves contre nous, alors que nous sommes nous également des parents d'élèves", nous a expliqué encore notre interlocuteur. Cette revendication du départ du directeur de l'éducation s'est même transformée en un slogan durant tout le temps qu'a duré la marche qui s'est dirigée vers le siège de la wilaya.

K. G./S. O./M. O./S. L.


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