Rehahla Soudjoud Ritedj, qui bouclera ses onze ans dans moins d'un mois, rejoindra auquel elle a pu accéder avec une moyenne de 10/10 à l'examen de fin de cycle primaire (session 2021). Douée, c'est le moins qu'on puisse dire de Soudjoud Ritedj, qui, depuis le 5 août, est reconnue comme championne du monde du calcul mental et des mathématiques lors d'une compétition internationale à laquelle ont pris part 1000 participants de 30 pays. Soudjoud, l'aînée de deux filles de Nabil Rehahla et Maroua Benchabane, tous les deux pharmaciens, a pu obtenir la note complète lors de la finale de la compétition qui s'est déroulée en ligne à Taiwan, à l'issue de cinquante opérations, à savoir 500 points en moins de 3 minutes de temps et sans aucune erreur. La prouesse de Soudjoud Ritedj n'est pas le fruit du hasard, parce que le parcours a commencé avant l'âge de 4 ans, quand elle a été initiée au calcul mental par sa maman qui est diplômée en Soroban et calcul mental. À l'âge de cinq ans et demi, l'enfant qui n'est pas encore à l'école a été placée dans une école de Soroban d'El-Eulma, où elle habite. Les résultats obtenus à l'issue de quelques mois d'initiation n'ont pas donné satisfaction à la maman qui décide aussitôt de la placer dans l'école Super Génies de Sétif, où elle a été prise en charge pendant deux ans. Le développement de ses compétences a permis de la présenter aux différents concours et compétitions locales, régionales, nationales, maghrébines et internationales. Son histoire avec les distinctions à l'échelle internationale a ainsi commencé à l'âge de huit ans, au mois de juillet 2019, lors de sa participation à une compétition à Istanbul, en Turquie, où elle a été première de concurrents de 19 pays. Pourtant, elle n'a pas été inscrite dans sa catégorie mais dans une catégorie supérieure, celle des seniors. "Arrivés à Istanbul, Soudjoud et moi avons été frustrés, car nous avons appris des organisateurs qu'elle n'était pas inscrite. On lui propose de participer dans une autre catégorie", se rappelle son père. "Après avoir appelé son entraîneur, qui n'est autre que sa mère qui n'a pas pu faire le déplacement avec nous, car elle gardait la sœur de Soudjoud, encore bébé, nous avons décidé de la faire participer à cette catégorie", explique-t-il encore. La future championne sera encouragée par sa mère à distance et par la fondatrice du Soroban, Chuan Chuan Chen, une Taiwanaise. "À l'issue de ce rendez-vous mondial, la fondatrice du Soroban, Mme Chuan Chuan Chen, qui a été très impressionnée par le score et la rapidité de ma fille lors de l'exécution des différentes opérations, invita Soudjoud à participer à la compétition internationale de Taiwan", expliqua davantage sa mère, précisant que sa fille "fut la première Algérienne à participer à cette compétition à laquelle ont pris part sept cents concurrents de sept pays". Soudjoud arriva à la deuxième place (vice-championne du monde). Après cette compétition, pandémie de coronavirus oblige, les parents ont décidé d'arrêter toutes les activités, dont l'aïkido, continuant toutefois la formation en Soroban à la maison. "D'autres invitations ont été adressées à ma fille, mais la pandémie nous a empêchés de participer à Séoul (Corée du Sud) et à Kuala Lumpur (Malaisie)", soulignent ses parents. L'écolière qui s'invite à d'autres activités, dont la robotique, la participation à des concours et compétitions, dont la version américaine de FLL (First Lego League), où elle a pu décrocher la première place pour un exposé en anglais, impressionnant à la fois le jury, les autorités et le fast maths, où elle a émergé. "La période du confinement m'a beaucoup aidée à établir un calendrier de mes activités à la maison. Je m'intéresse à mes études, puis j'établis un planning des différentes activités dont le calcul mental Soroban, notamment la version imaginaire", dira la championne du monde en calcul mental qui a révélé à Liberté qu'elle est déterminée à aller de l'avant pour honorer l'Algérie dans d'autres compétitions.