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AVEC LES FUTURS STRAGÈGES DE GUERRE MARITIME
À l'Ecole Supérieure de la Marine de Tamentfoust
Publié dans Liberté le 26 - 05 - 2008

L'Ecole supérieure de la marine recrute des bacheliers dans les filières sciences pour en faire des ingénieurs officiers de marine.
Située à 30 kilomètres à l'est d'Alger, l'Ecole supérieure de la marine de guerre occupe un point stratégique : elle est érigée sur le cap droit de la baie d'Alger. Cette position géographique n'a pas échappé aux légions romaines qui y avaient déjà installé un port pour les besoins de leurs navires. Détruit par les Vandales, le port a été reconstruit par les Turcs durant la période ottomane.
La marine de guerre française s'installa ensuite dans ce port où, en 1830, les notables des tribus de la région avaient tenu une réunion en vue de s'organiser pour lutter contre l'envahisseur.
Aujourd'hui, ce qui fut un petit fort et ensuite une petite école de formation de marins de l'armée française, est devenu une grande école d'où sortent les officiers de la marine de l'Algérie indépendante. Dotée de tous les moyens pédagogiques et d'un encadrement constitué d'officiers formés à l'étranger pour la plupart, l'Ecole supérieure de la marine accueille des bacheliers des séries sciences exactes, techniques ou sciences de la nature. Les candidats doivent ensuite subir un test psychotechnique avant d'être autorisés à passer le concours d'entrée qui n'est pas à la portée du premier venu.
Dans cet établissement de renom qui reçoit également des étudiants de pays africains et arabes, les responsables s'attellent à former des marins et des officiers qui sauront, le moment venu, commander des sous-officiers et des soldats, et surtout les rendre aptes à prendre les décisions adéquates en cas de conflit armé.
L'art maritime pour devenir des marins de guerre
L'Ecole assure aussi le perfectionnement des officiers en exercice et la formation des officiers d'état-major qui ont une expérience minimum de 6 ans. Quant aux nouveaux élèves qui arrivent après une formation commune de base d'une année à l'Ecole interarmes de Cherchell, ils seront avant tout initiés à l'art maritime car ils seront appelés à être des marins de guerre. Les équipements modernes dont dispose l'établissement permettent, en effet, un apprentissage de qualité en matière de navigation maritime. “Nous formons nos élèves à être des marins aguerris. Nous leur inculquons, en effet, les bases de l'art maritime. Les élèves seront ainsi initiés à réaliser tous les nœuds en usage dans la marine. Ils suivent aussi une formation en natation et aux règles de survie en cas d'accident en haute mer”, explique le colonel Mohamed Korriche, commandant de l'Ecole supérieure de la marine. Le même officier insiste sur l'intérêt de former les marins des forces navales, car ils seront appelés à des missions en haute mer. Pour cela, ils doivent maîtriser tout les secrets du métier de la navigation.
Durant cette même période, ils découvrent le code maritime et les différents moyens de communication : morse, pavillons, morse par source lumineuse et enfin les moyens modernes, la radio et le satellite. Justement, pour pouvoir communiquer avec les équipages des autres bateaux qu'ils croiseront en mer, les élèves officiers de la marine suivent des cours intensifs de langues étrangères, anglais et français.
L'établissement possède, par ailleurs, un simulateur qui reproduit toutes les conditions de navigation en haute mer ou à l'approche des grands ports du monde. “L'officier de marine doit savoir diriger son bâtiment par tous les temps, c'est pourquoi il se familiarise avec la navigation sur ce simulateur”, explique l'enseignant responsable du simulateur. Après le simulateur, les élèves de deuxième année sortent en croisière de 45 jours sur le bateau école, Soummam, pour vivre les accostages et les départs des différents ports de Méditerranée. Lors de ce voyage initiatique, ils sortent vers l'océan Atlantique pour la navigation en haute mer. Devenus navigateurs au bout d'une année d'apprentissage, les élèves entament ensuite la formation d'ingénieur. Ils sont mis dans le bain, dans le laboratoire de mécanique qui ressemble à une salle des machines d'un navire.
Les futurs officiers apprennent entre autres à réparer les pannes des machines de propulsion (moteurs) et des groupes électrogènes qui sont la source d'énergie sur un bâtiment de guerre. “Comme vous voyez, ils réalisent déjà de petites pièces pouvant servir au dépannage en haute mer. Sur les bateaux, ils disposent de petites machines-outils pour réaliser des pièces mécaniques qui leur permettront de réparer sommairement leurs moteurs et de parvenir à un port”, affirme le professeur de mécanique, lui-même formé dans cette école. Dans le laboratoire d'électrotechnique, les étudiants militaires se familiarisent avec le matériel utilisé sur les bateaux et ils réalisent différents types de circuits électriques.
Dans ce même laboratoire et dans un souci de performance, les professeurs simulent des pannes que les apprenants doivent détecter et réparer bien entendu. Même si la marine moderne recourt à la navigation par le système américain Global Positionnement Système, couramment connu sous l'appellation de GPS, les responsables de l'école de la marine ont retenu le module d'astronomie dans le cursus de formation, pour habituer le futur officier à se situer en mer grâce aux étoiles. “Durant la guerre du Golfe, les Américains avaient arrêté le GPS, et un marin doit continuer à naviguer avec tous les moyens”, dit le commandant de l'école.
Il ne suffit pas de savoir
comment lancer un missile
ou une torpille
Les futurs officiers sont ensuite formés dans les sciences de la guerre. Pour cela, ils sont initiés aux moyens de détection de l'ennemi, le sonar pour les sous-marins et le radar pour les navires de surfaces et les avions. À chaque type d'engin ennemi correspondent des moyens de destruction appropriés.
Avant d'utiliser les torpilles sous-marines et les missiles antiaériens, les élèves officiers se familiarisent avec ces moyens de défense en étudiant leurs conceptions. “Il ne suffit pas de savoir comment lancer un missile ou une torpille, il faut aussi être capable de modifier sa trajectoire en cas de besoin pour atteindre la cible”, intervient le commandant de l'école. Les missiles et les torpilles en usage aujourd'hui sont équipés de têtes chercheuses et, comme ces projectiles de précision sont bourrés d'électronique, les étudiants suivent une formation idoine en ce sens.
Les responsables de cet établissement sont fiers du niveau des étudiants et de la qualité de la formation. Ils insistent sur le caractère scientifique dans la formation des officiers de marine. “Nous formons des officiers ingénieurs capables de naviguer et d'arrêter des stratégies de défense en cas de besoin”, explique le lieutenant-colonel Defaïri, chargé de la communication au commandement des forces navales.
Réalisé par
SAID IBRAHIM


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