Il faut dire que le diktat imposé par les tenanciers des magasins d'habits est favorisé, cette année, par l'absence des vendeurs informels qui ont été délogés de la rue par les pouvoirs publics, dans le cadre d'une opération de remise de l'ordre au niveau de la ville. Les habitués des «bonnes occasions» du commerce informel, et devant l'insuffisance de l'offre de produits de l'entreprise Enaditex, n'ont d'autre choix pour habiller leurs enfants que de se rabattre sur les marchands de friperie qui ont repris leur activité ces derniers temps. D'autres ménages plus prévoyants préfèrent, à défaut de pouvoir confectionner à domicile les vêtements pour leurs enfants, passer des commandes chez des couturières du coin, installées à leur compte dans le cadre des dispositifs Ansej et Angem. Pour ce qui est des fournitures scolaires, et malgré une large disponibilité constatée au niveau de la kyrielle de librairies, papeteries et autres kiosques essaimant la ville, la loi de l'offre et de la demande ne semble pas, en revanche, avoir pour corollaire une baisse des prix, car en l'absence de toute concurrence, ces buralistes et papetiers s'alignent sur les mêmes tarifs, au point de croire qu'ils se sont ligués en syndicat d'affaires sur le dos du consommateur. Les prix des sacs à dos, cartables, articles d'écriture et de traçage sont sensiblement les mêmes partout, en dépit de la diversité des sources d'approvisionnement. Si les parents sont très regardants sur les dépenses, il en est autrement des enfants qui, innocence oblige, n'ont d'autres soucis que de satisfaire leurs exigences en portant souvent leur choix sur les articles les plus chers. Concernant les livres scolaires, nombreux sont, cette année, les parents qui préfèrent prendre les devants, en dotant, hors circuits de distribution officiels, leur progéniture de livres avant la rentrée pour leur permettre un meilleur cheminement dans leur cursus, car ayant toujours des appréhensions sur la disponibilité de manuels en temps opportun. Par ailleurs, perçue par les familles nécessiteuses comme étant une planche de salut, la prime de solidarité scolaire de 3 000 DA concerne, cette année, selon la Direction de l'éducation, 63 000 enfants, soit près de la moitié de la population scolaire de la wilaya de Relizane. Pour le trousseau scolaire, la Direction de l'action sociale (DAS) fait état d'une opération de solidarité avec les enfants issus de familles démunies, financée, sur le budget de wilaya, en plus d'un don offert par le ministère de la Solidarité nationale et de la Famille. N.-Malik