La première édition des Journées du court métrage et du documentaire, organisée dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du recouvrement de la souveraineté nationale et du 58ème du déclenchement de la guerre de Libération nationale, s'est ouverte jeudi soir à la Maison de la culture «Ould Abderrahmane Kaki» de Mostaganem. La cérémonie d'ouverture de cette manifestation a été marquée par la projection d'un film documentaire intitulé Sounaa ettarikh (Les artisans de l'histoire) du réalisateur Tahar Khodja fait de témoignages vivants de moudjahidine ayant participé à la guerre de Libération nationale, qui évoquent les pratiques sauvages et brutales du colonialisme français dont les tortures dans les centres de concentration comme celui établi à Cassaigne (Sidi Ali actuellement). La directrice de la culture par intérim a souligné, lors de cette cérémonie à laquelle ont pris part des autorités locales et un nombre d'acteurs de réalisateurs, que ce festival est une première expérience à Mostaganem qui tend à l'officialiser pour en faire un rendez-vous annuel notamment pour le film documentaire. Cette manifestation, qui s'étale jusqu'au 6 novembre, comporte la projection de 16 courts métrages et 6 documentaires dont dix œuvres produites au Maroc, France, Allemagne, Tunisie, Burkina Faso, Irak, Syrie, Egypte et Emirats arabes unis. Les organisateurs ont programmé de nouveaux films produits cette année, notamment La fenêtre de Anis Djaad, Wakfa de Youcef Mehsas Place Port Saïd de Faouzi Boudjemaa et Sauce blanche du réalisateur Hassan Belaid et Qal li elleil (la nuit m'a dit) en langue amazighe de Massinissa Ould El-Hadj, Houlm hech (rève fragile) du Marocain Houssam Azmani et El amel el Akhir (Le dernier espoir) du réalisateur émirati Ibrahim Melzouki. Parmi les documentaires retenus au concours, on citera Denane el maout de Mustapha Abderrahmane, Sounaa ettarikh de Tahar Khodja et L'Afrique fera son cinéma de Hadj Fitas de l'Algérie et Ils ont rejoint le front du réalisateur franco-allemand Jean Asselmeyer et à l'os... du Français Claude Hirsch. Les courts métrages sont en lice pour les prix de la meilleure réalisation, de la meilleure interprétation et de la meilleure image, et les documentaires pour les prix de la meilleure réalisation, de la meilleure image et du meilleur thème. Le jury de cette première édition est présidé par le réalisateur algérien Ghaouti Benbdeddouche. D'autre part, il sera projeté à la bibliothèque centrale de l'université Abdelhamid-Ibn Badis, 13 courts métrages et documentaires hors compétition dont Une femme pas comme les autres de Mohamed Ghalem, Dounia Ring d'Abdelhafid Guellil, Zaoudja Mahgroura de Mohamed Amine Baghloul, Quand l'art devient histoire de Mohamed Hamlili et Sur les traces de Sizarro en tamazight de Hocine Aknouche. Des ateliers de formation sont prévus au profit des étudiants de l'Institut des arts dramatiques et de micro-entreprises dans le domaine de l'audiovisuel, sur l'écriture de scénarios, le montage, le script et la photographie ainsi que des conférences abordant, entre autres, les thèmes «55 ans de cinéma algérien (1957-2012)» et «formation dans les professions du cinéma» et «le réalisateur de cinéma».