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Des Algériens prêts à relever le défi
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 03 - 2013

Rien n'empêche le lancement du projet de Kouif à Djebel Onk, l'important est d'associer notre intelligence économique aux éléments de veilles indispensables dans l'examen des contrats avec les étrangers, si nécessité s'avère indispensable à un partenariat ; autrement, le savoir algérien peut faire le parcours en solo puisque le potentiel industriel existe, que les besoins de notre industrie du bâtiment et de notre agriculture sont de gourmands demandeurs, pas seulement, puisque l'industrie plastique et du verre y trouveront également leurs comptes, avec notre politique de plein emploi. La conformité du site, nos ressources humaines, la maîtrise des impacts environnementaux, et l'engineering de faisabilité, plaident ensemble pour une rentabilité ne laissant place à aucun déficit. Il faut désintoxiquer le climat des affaires en Algérie, partant, il n'y aura pas de raison pour que ça n'aille pas mieux économiquement et socialement.
Le potentiel minier algérien demeure très attractif pour bon nombre d'opérateurs économiques ; celui de Djebel Onk dans la région de Tébessa intéresse pour son exploitation les Qataris, ainsi que les sociétés d'extraction minière œuvrant sous l'égide du ministère de l'Energie et des Mines. Une joint venture est à l'étude actuellement pour relancer la production d'un complexe phosphaté à Oued El-Kébrit à partir des substances minérales tirées des sous sols de la localité d'El-Kouif, un village colonial encore intact d'où se faisait jadis les arrachages du fer de l'Ouenza et du Khanguet, ainsi que ceux du phosphate, dont les réserves encore exploitables s'avèrent être énormes. Il existerait une couche minéralisée estimée à 2 milliards de tonnes, soit une production pour 1 000 ans en termes de durée. Ce gigantesque gisement de phosphates est accompagné d'un conséquent potentiel de sable pouvant servir à la fabrication d'éléments très diversifiés de plastique. L'intérêt économique du sable de Kouif est que celui-ci est déjà naturellement broyé, ce qui évite le concassage du sable revenant s'il fallait le faire, industriellement trop coûteux; en plus cette matière, est de nos jours, utilisée dans la fabrication d'un béton armé qui a pour principale fonction d'empêcher les chaleurs solaires par temps caniculaire de rentrer dans les édifices. Selon Menassel Larbi, ancien directeur de l'engineering à Sonarem, la Tour de Doha a été conçue avec ce type de verre obtenu à partir d'une granulométrie similaire. Des études granulométriques à partir du sable de Tébessa ont été réalisées par l'unité de recherche en matériaux- procédés et environnement, rattachée à l'université M'Hamed-Bougara de Boumerdès. Des études techniques de faisabilité pour amoindrir les coûts d'exploitation des potentiels de Djebel Onk sont disponibles afin d'assurer un maximum de rentabilité économique par rapport aux investissements nécessaires, et aux contraintes environnementales que présente le site, notamment en ce qui concerne le transport des minerais vers Annaba, ou vers Jijel en vue de son négoce, sinon pour son exploitation pour les besoins nationaux de notre agriculture. Dans le projet retenu par les parties algériennes et par les Qataris, il semblerait que des dominateurs, comme la disponibilité de l'eau pour l'enrichissement du phosphate, puis par la production d'engrais, n'aient pas tenu compte d'autres techniques de faisabilité tel l'acheminement du minerai avec des moyens, outre que le transport ferroviaire, afin d'éviter des surcoûts, dans le même temps, que de limiter au maximum les risques de dégradations environnementales restant très élevés au regard de la configuration extrêmement accidentée du relief de la région. D'après l'étude faite par les experts de l'université susmentionnée, l'exploitation du bassin phosphaté serait limitée à cause de l'indisponibilité de l'eau en quantité suffisante, au regard des besoins énormes de l'agriculture nationale et des pays émergeants. A noter, que les pays occidentaux, notamment européens, n'utilisent plus les engrais phosphatés afin de protéger leurs écosystèmes, principalement sous-marins, ou les conduites fluviales d'eau douce. Les dérivés du phosphate annihilent complètement la diversité de la flore, ensuite, par voie de conséquence, celle de la faune marine, au profit d'une algue nuisible qui a tendance à se surproduire au détriment des autres espèces, ce qui expliquerait que les Espagnols qui voulaient acheter le gisement de Djebel Onk se sont depuis désintéressés d'un projet comportant dans ses réserves 2 milliards 800 millions de tonnes, c'est ce qui fait dire à M. Menassel Larbi, pur produit de l' école polytechnique d'El -Harrach des années 68/73, que : « la joint venture avec les Qataris n'est pas une approche scientifiquement et pragmatiquement acceptable» d'autant que le moyen de transport ferroviaire peut aisément être remplacé par un système de convoyage du minerai par canalisations souterraines en utilisant l'attraction terrestre comme énergie motrice. Ce professionnel des techniques d'extraction minière, et de leur mise en production, nous indique à titre contributif, pour éviter que la partie algérienne ne négocie mal son contrat de partenariat avec la fraction étrangère : «qu'indépendamment du tonnage à déplacer, le système de canalisations peut, outre les gains de temps, après ceux de l'argent en termes de dépenses dans le transport, ensuite dans les investissements liés aux équipements, éviter les aléas liés aux accidents circonstanciels comme les déraillements, ou les attaques malveillantes de terroristes. L'étude nous dit : «qu'actuellement, les voies ferrées de Djebel Onk – Annaba- ou Djebel Onk-Jijel constituent et continueront de constituer un grand handicap. Il serait donc nécessaire d'envisager un autre mode d'évacuation du phosphate d'autant plus que le relief de la région s'y prête : entre autres sous forme d'acide phosphorique». Le convoyage des extractions serait dicté par l'importance des réserves en premier, le relief en pente, puis la possibilité d'utilisation de la résine et du sable, largement disponibles dans la région, a contrario, les possibilités des voies ferrées sont très limitées. On apprend également qu'en considération des essais effectués au niveau du laboratoire des matériaux par nos chercheurs de l'Institut des sciences de l'ingénieur de Boumerdès, que la réalisation de telles canalisations à base de matière plastique renforcée de sable broyé à la place de calcaire, en tant que charge minérale, pourrait résister à la fois aux attaques acides et aux fortes pressions. Le relief présente une dénivellation de 1 126 mètres sur la trajectoire Djebel Onk-Annaba, soit 309 km de profil, et une hauteur manométrique d'environ 112 bars, ce qui signifie qu'il existe naturellement une facilitation de la réalisation d'une canalisation. Le tracé de la longueur de la canalisation serait de 309 km avec une cote de départ de 814 mètres. Ce projet pourrait associer Alfrex-Algérie qui produit de la résine, laquelle serait enrichie avec du sable provenant du Kouif, un village situé à Djebel Onk. Les seules contraintes citées dans le rapport concernent une dénivellation au niveau de Bekkaria, d'une côte d'élévation de 908 mètres suivie d'une crevasse de plus de 500 mètres. Ce qui apparaît dans cette étude est la possibilité de développer l'urbanisation du village Kouif au regard des infrastructures sociales et industrielles déjà existantes. Cette localité est munie d'une gare ferroviaire, de divers bâtiments administratifs, sans compter une foule de cavités abandonnées par les exploitants miniers pouvant convenir parfaitement pour le stockage des stériles (phospho-gypse) dus à la production de l'acide phosphorique. Le sable de Kouif présente l'avantage de détenir une faible granulométrie ce qui le rend facilement broyable, en plus que son incorporation dans la résine est une alternative pour produire une matière plastique plus résistante aux efforts mécaniques et aux attaques acides. Il est fait observation dans l'étude de réalisation de bacs de stockage de l'acide phosphorique sur le parcours des canalisations, la récupération des salines de Annaba et le contournement des surestaries des bateaux. Nos universités, et les chercheurs qui y travaillent pourraient contribuer à l'étude, et la mise en place d'un schéma de développement de toute la région de Tébessa, principalement durant les périodes de maturation du projet, afin de rendre ce plan d'exploitation des minerais de la région plus attractif pour notre économie qui verrait la création d'une centaine au moins de sociétés sous traitantes dans le domaine des briques réfractaires, entre autres projets de verreries, de plastique ou de matériaux de constructions. Ce projet porte en lui la possibilité d'élever l'Algérie au même rang au moins que les autres pays magrébins en matière d'exploitation et de commercialisation des engrais phosphatés, en plus de la possibilité de tirer profit d'un important potentiel de sable pour sa transformation locale, parallèlement à son exportation en raison de ses qualités spécifiques intéressant les constructeurs en bâtiments. Rien n'empêche le lancement de ce projet de Kouif à Djebel Onk, l'important est d'associer notre intelligence économique aux éléments de veilles indispensables dans l'examen des contrats avec les étrangers, si nécessité s'avère indispensable à un partenariat; autrement, le savoir algérien peut faire le parcours en solo puisque le potentiel industriel existe, que les besoins de notre industrie du bâtiment et de notre agriculture sont de gourmands demandeurs, pas seulement, puisque l'industrie plastique et du verre y trouveront également leurs comptes. La conformité du site, nos ressources humaines, la maitrise des impacts environnementaux, l'engineering de faisabilité, plaident ensemble pour une rentabilité ne laissant place à aucun déficit.

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