Sous le haut patronage du ministère de l'Industrie et des Mines, la première édition de MICA, Salon international de l'industrie minière, qui sera inauguré aujourd'hui à la Safex, se déroulera jusqu'au 20 octobre. Cette première édition, organisée par Symbiose-Communication-Environnement, constituera le point de rencontre de tous les acteurs du secteur minier. Durant 4 jours, 100 participants vont exposer au niveau du salon qui accueillera à peu près 5 000 visiteurs professionnels. Le Salon international de l'industrie minière a pour vocation d'être un événement incontournable pour les professionnels du secteur et sera de ce fait une occasion pour l'échange d'expériences, des partenariats et des réalisations d'affaires. L'évènement a également pour finalité la promotion de produits et de services, et propose un programme technique de conférences animé par des experts. Dans le cadre de cette manifestation économique, trois ateliers de travail sont programmés. C'est un carrefour qui regroupera les professionnels du secteur minier, où ils vont débattre et analyser le contexte et le climat de l'investissement minier en Algérie, des tendances globales de l'industrie minière dans le monde de la réglementation et régulation minière mais aussi le développement durable et l'activité minière dans le monde et en Algérie. Pour rappel, la loi minière promulguée en avril 2014 a permis au secteur minier de connaître une forte croissance. En effet, les pouvoirs publics ont lancé de grandes opérations de développement des phosphates, du minerai de fer, des métaux de base, de l'or et d'autres minéraux à travers la valorisation des projets existants (gisement de fer de Gara Djebilet et celui du zinc-plomb de Béjaïa) et la création de nouvelles installations (nouvelles unités de production de bentonite de Maghnia, mise en production du gisement de baryte de Draissa (Béchar) et la construction de deux nouvelles marbreries à Skikda et Sig. Par ses projets, le chiffre d'affaires du secteur des mines pourra atteindre les 40 milliards de dinars, et la facture d'importation en acier sera réduite. Les besoins du marché national fortement demandeur de ce matériau et qui dans les 20 ans à venir consommera près de 15 000 tonnes d'acier. Dans l'objectif de révéler l'importance de ce secteur dans le développement économique du pays, il faut rappeler, que le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, qui avait présidé en juin 2014, au siège du ministère de l'Industrie et des Mines, concernant les travaux consacrés à l'activité minière au cours duquel il avait indiqué que «toutes les conditions pour impulser une nouvelle dynamique au secteur minier sont à présent réunies qu'il s'agisse de la volonté politique clairement traduite dans le plan d'action du gouvernement, de la vision stratégique que des moyens financiers mobilisés par l'Etat». A l'issue des travaux, le membre du gouvernement, tout en soulignant le potentiel minier existant, a instruit les responsables présents, chacun dans son périmètre de compétence, à prendre les mesures qui s'imposent et à déployer les efforts nécessaires pour remédier aux faiblesses et retards constatés dans le développement du secteur minier.