La Russie chasse l'Espagne du Mondial, lors des 8es de finale de la Coupe du monde 2018. Il n'y a pas eu d'accélération dans le jeu, chacune des équipes savaient comment gérer son match pour éviter une sortie avant les tirs aux buts. Les sélectionneurs ont eu parfaitement raison d'opter pour cette manière. Les Espagnols, largement dominateurs dans le jeu, ont payé leur manque d'inspiration dans le secteur offensif... En face, les Russes ont appliqué un plan de jeu simple : un bloc défensif solide et regroupé qui a tenu pendant 120 minutes... avant l'entrée en scène du héros Akinfeev, auteur de deux parades sur la séance des tirs au but. A la grande surprise, ce sont les Espagnols qui prirent le contrôle du jeu. Et s'incrustèrent souvent dans la surface de réparation russe, comme s'il y avait cette envie de les intimider et de les déstabiliser. Conséquence de cette option, les Russes craquaient logiquement sur un coup franc d'Asensio, propulsé dans son but par Ignashevich sous la pression de Ramos (1-0, 11e). Avec ce but rapidement encaissé, la tactique défensive de la Russie tombait à l'eau... dans les tribunes, les hués et des agacements. Et juste avant la pause, Piqué concédait un penalty bêtement pour une main dans la surface à la suite d'une tête de Dzyuba. Sans trembler, Dzyuba transformait sa tentative en force sur le côté droit (1-1, 41e). Un nul n'arrangea ni l'une ni l'autre équipe, au contraire, il fallait que cette rencontre libère une équipe. La tension monte, la chaleur exténue les 22 acteurs, et l'énervement se répercute sur l'arbitrage qui veille au grain, notamment à ne distribuer que du jaune tout en veillant à ce que le rouge ne fasse pas partie du lot. Les prolongations s'installent pour se terminer par le même score, une frappe enroulée non cadrée de Golovin. Et au bout de l'ennui, les deux pays allaient disputer une séance de tirs au but. A ce petit jeu, les Russes ne tremblaient pas alors que Koke et Aspas rataient pour les Espagnols sur deux parades d'Akinfeev ! La Russie se qualifie donc sur le fil pour les quarts de finale ! L'autre histoire de la journée n'était pas aussi belle à raconter, puisqu'elle s'est terminée pratiquement sur le même refrain que la première rencontre. Tirs aux buts. Le second match de la journée était une pire des punitions pour les milliers de supporters venus au secours de leurs équipes. Rien à voir, circuler, un match lassant, qui avait réuni la Croatie et le Danemark. Vivement le coup de sifflet final, se disaient les 22 acteurs. La chaleur a tout bloqué, les jambes ne répondaient pas, la circulation de la balle se faisait au pif, des tirs rarement cadrés. Pourtant, dès la première minute, on pensait que la recentre allait être électrique, à l'image de la confusion générale sur une touche longue, Jorgensen ouvrait le score sur une frappe placée avec une énorme bourde de Subasic (0-1, 1e) ! Les Croates n'avaient pas le temps de savourer l'effet du but sur leur moral que Mandzukic profitait d'un mauvais renvoi de Dalsgaard sur Christensen pour battre Schmeichel à bout portant d'une volée (1-1, 4e). Dingue ! Après cette folle entame, le jeu baissait d'intensité, comme si des consignes de rester sur ce score venaient d'être données. But, Modric, d'une passe magique, lançait Rebic, qui éliminait le gardien avant d'être fauché par Jorgensen dans la surface devant le but vide ! Sans hésiter, l'arbitre désignait le point de penalty mais n'expulsait pas, à la surprise générale, le Danois. Dans la foulée, la tentative de Modric était stoppée par Schmeichel ! Quel arrêt ! Grâce à cet exploit, les deux sélections allaient en découdre aux tirs au but. La Croatie a décroché son billet pour les quarts de finale à l'issue de la séance des tirs au but (1-1 a.p. 3 tab 2).