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Portrait : Yasmine Siad plasticienne dentiste
Publié dans La Nouvelle République le 05 - 02 - 2020

Le sourire est lumineux, il peut avoir l'air d'une lueur d'aube un peu printanière, sans doute fraîche aussi, pas totalement encore abandonnée aux chaleurs d'un été prometteur.
Le regard, lui, semble un peu scrutateur, comme un point d'interrogation qui prend comme viatique deux yeux souvent cachés par des lunettes de vue assez « cute ». Elle est plasticienne, manie la fraise et le pinceau à armes égales, chaque art apportant avec lui son lot de pansements de l'âme. Yasmine Siad laisse ses confidences allier l'amitié à la chaleur. La dive dame tient plus du bout de chou confiant et rassurant, souvent le propos est ironique, accompagné d'un sourire dont on ne peut décortiquer l'alphabet. Le sarcasme destiné aux amis laisse ses pointes acides vous frapper en plein cœur. Pourtant, elle n'est point empreinte de méchanceté, et devient un guide privilégié qui vous mène vers des pistes colorées, tourbillonnantes, virevoltantes composées comme des sentiers mystérieux aux curieuses explorations plastiques. Cet art consommé de l'abstraction lyrique est peut-être le reliquat d'une timidité qui reste un peu le jardin secret de Yasmine Siad. La blessure narcissique est là, encore béante et existe dans le fait même de cette affirmation récurrente du : « je vais très bien cela marche bien dans ma vie ! », nul besoin de chercher la vérité, elle culmine dans les tourbillonnements peints, dessinés, grattés, blessés au couteau avec énervement, souvent sur des empattements trop généreux pour être honnêtes, mais aussi sur des équilibres précaires, des lignes tournoyantes ou des compositions hétéroclites avec ces plages de blanc qui laissent la toile en respiration bénéfique qui justement marquent le mot presque « fin » de toute ces « histoires » bouleversantes marquant la destinée artistique de Yasmine Siad. Une artiste en devenir que l'on a d'abord découvert dans un atelier complice des premières expressions, puis il y a quelques mois, lors d'une belle exposition entreprise à Dar Abdelatif et ensuite dans une clinique dentaire sur les hauteurs d'Alger pour une « session » verticale assez particulière où elle a intégré ses œuvres dans un univers foncièrement iconoclaste. Cet aspect qui sort des sentiers battus rompt avec la tradition picturale la plus classique pour nous emmener en promenade dans l'éternel mystère que l'on partage avidement et qui devient un peu le notre par empathie pour cette praticienne, enjouée, artiste à ses heures perdues et qui redevient praticienne tous les jours de la semaine comme médecin dentaire, adepte de la prévention tout azimuts et même auteur dans le domaine du mignon petit livre « Petite dent » paru aux éditions Dalimen lors du dernier Fibda et du Sila 2019. Dans son travail peint ou dessiné on est en face d'une œuvre, d'un chemin artistique qui trouve son éloquence dans le principe même de liberté. La demoiselle est par son inspiration farouche une guerrière implacable quand il s'agit d'adopter une posture de défense dans les multiples «Corridas » qu'elle entreprend comme une guerre d'affirmation à travers son travail. «L'amour est une gestation comme une autre», «Autoportrait », « Peur bleue», «Raconte-moi un silence»... sont autant de pistes qui nous emmènent vers les chemins escarpés de la naissance d'un style, vers la germination d'une expression assurée d'être honnête, inscrite dans l'éthique d'un art curieux, qui raconte son immédiat et qui relève d'une quête sans cesse renouvelée. Yasmine Siad, les « Converses » bien propres et le jean bien ordonné va et vient dans le maelstrom des artistes qui parlent trop, elle -préfère- laisser ses travaux parler pour elle, ses couleurs disent plein de choses, ses formes qu'elles soient souples ou anguleuses laissent les lois faire ce qu'elles veulent. Il va sans dire que cette jeune artiste fait son chemin, et peu importent les chiens qui aboient ou même les caravanes qui passent en silence, la belle ne saurait s'embarrasser des discours omniprésents et des thèses omniscientes, elle traduit sa vie par des incursions à la faconde plastique intéressante, le reste n'est que fioritures car elle prolonge son parcours dans une direction artistique du plus bel aloi, plongeant son pinceau et ses couteaux dans la curiosité des débuts, maniant ici et là les secrets arcanes d'une attitude stylistique originale qui commence à posséder sa propre pate. La succession de « scènes » de vie à l'abstraction lyrique nous livre un panel intéressant d'une belle gestation, fantasmagorique à souhait dont le secret principal est toujours remis à la…prochaine exposition.

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