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«Un nouveau système de visites par vidéoconférence en faveur des détenus» Saïd Zerb, directeur général de l'administration pénitentiaire et de réinsertion :
Le directeur général de l'Administration pénitentiaire et de réinsertion, Said Zerb, a affirmé, hier mercredi, que le secteur pénitentiaire a connu un développement important ces dernières années, grâce, a-t-il indiqué, aux profondes réformes initiées par l'Etat qui visent à améliorer les conditions des détenus conformément aux normes internationales des droits de l'Homme. «L'Etat s'emploie à fermer les anciens établissements pénitentiaires qui ne répondent plus aux normes, tout en créant de nouvelles structures conformes aux exigences d'une prise en charge optimale des détenus, que ce soit dans les domaines de l'éducation, du sport, de la santé ou du soutien psychologique», a-t-il dit. S'exprimant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale dont il était l'invité de l'émission ''Invité du matin'', Said Zerb, a annoncé, à l'occasion, l'introduction d'un nouveau système de visites par vidéoconférence en faveur des détenus. «Ce nouveau système permettra aux détenus de communiquer avec leurs proches par le son et l'image dont l'appel ne durera pas moins de 20 mn selon les conditions et les procédures spécifiques, sera appliqué progressivement et concernera, dans un premier temps, les tribunaux du Sud avant sa généralisation à toutes les juridictions à l'avenir», a-t-il fait savoir. Relevant que plusieurs demandes ont été reçues pour commencer à activer ce service qui sera déployé à l'échelle nationale, Said Zerb a rappelé qu'en plus de cette nouvelle technologie, les prisonniers auront toujours le droit de voir leurs familles tous les 15 jours. Faisant remarquer que cette mesure qui vient appuyer les efforts de réinsertion sociale des détenus, vise à préserver les liens entre ces derniers et leurs familles qui peinent, souvent, à se rendre aux établissements pénitentiaires éloignés de leurs domiciles pour des raisons de santé ou à cause de l'âge avancé de certains parents et de la difficulté à se déplacer. L'Algérie, a poursuivi le directeur général de l'Administration pénitentiaire et de réinsertion, compte 165 établissements pénitentiaires avec environ 90.000 détenus. Notant que le secteur emploie des médecins, des psychologues, des psychiatres et des chirurgiens-dentistes, en plus, a-t-il observé, de mettre en place des cliniques à l'intérieur des institutions pénitentiaires et de coordonner avec le ministère de la Santé le recrutement de médecins spécialisés pour assurer des soins médicaux réguliers aux détenus. Il a révélé qu'en matière de réinsertion, les institutions pénitentiaires adoptent une stratégie intégrée visant à permettre aux détenus de poursuivre leurs études et d'acquérir de nouvelles compétences. «L'année dernière, les taux de réussite ont été de 63,43 % pour le baccalauréat et de 44,86 % pour le certificat d'éducation intermédiaire», a encore indiqué le Directeur général de l'administration pénitentiaire et de réinsertion. Notant que pour cette année, 7.242 détenus se sont inscrits à des programmes d'alphabétisation et 36.339 à des programmes d'enseignement à distance aux niveaux intermédiaire et secondaire. «Au total, 5.059 détenus se sont inscrits à l'examen du baccalauréat, session juin 2025, tandis que 7.244 se présenteront à l'examen du brevet d'enseignement moyen (BEM)», a ajouté Said Zerb.