A un quotidien algérien, il déclaré «regretter amèrement l'annulation du match», tandis que le gestionnaire considère que «ce n'est pas la fin du monde» sur un autre support. Le sélectionneur Abdelhak Benchikha préconise un retour de la politique des années 1970-1980 avec une plus grande présence de joueurs locaux pour contourner le calendrier imposé par la Fédération internationale de football (FIFA), souligne t-il à Footafrique. C'est dire que la gestion du football n'est pas donnée… Voilà une parfaite occasion pour évoquer les conditions dans lesquelles se déroulent cette compétition et dont la Confédération africaine de football (CAF) s'est une fois de plus distinguée par le manque d'intérêt aux manifestations, particulièrement celles qui engagent les nations africaines. Comment expliquer la non réaction des dirigeants africains auprès de cette institution pour crier leur ras-le-bol dans le choix des pays qui abritent les compétitions de haut niveau. Certains pays dont le Soudan ne disposent pas encore de la qualité de terrains requise à même d'accueillir ces rencontres sur des terrains qui n'ont rien de terrains. Et qui malheureusement ne répondent à aucune exigence, encore moins à celle du football professionnel. Labourés par le temps et les vicissitudes du climat, les terrains freinent et cassent un rythme que les joueurs veulent développer afin de répondre à ceux qui pensent que le football en Afrique est en état de développement. La responsabilité de la CAF est entière et celle des Fédérations de football aussi puisque un parfum de complicité viserait à mettre en second rang cette préoccupation pour s'occuper un peu plus des élections. Alors posons-nous la question sans aucun reproche : où va le football ou plutôt comment fonctionne cette CAF qui est loin de contribuer à l'amélioration du niveau de notre football ? L'Afrique dispose à travers de nombreux pays d'excellents terrains et notamment d'excellentes infrastructures à même de répondre à cette exigence vitale du mouvement sportif. Pourquoi ne pas programmer ces championnats dans ces régions ? Ce qui reste aujourd'hui est certainement la mobilisation de tous, de ceux qui œuvrent sans relâche à l'amélioration de la qualité des infrastructures sportives dans plusieurs pays d'Afrique. «Il s'agit, aussi aujourd'hui de passer à l'action à travers nos Fédérations africaines de football afin que celles-ci mettent au pied du mur cette instance africaine devant ses responsabilités… Nous avons des joueurs qui évoluent et non pas des bêtes sauvages sur des terrains qui n'ont rien de terrains mais des terres labourées». Sur un autre flan, nous assistons impuissants aux maillots de certains joueurs qui sont d'une qualité médiocre. Ceci relève des gouvernements qui doivent assurer une meilleure condition de participation de leurs représentants, un équipement est aussi l'image pour ne pas évoquer la politique du marketing qui met en avant les couleurs du pays qu'elles représentent. Ce qui est dénoncé ici, l'a déjà été, et la CAF semble boucher ses oreilles et laisser faire. C'est à l'image de cette déclaration d'un gestionnaire de l'ONS, «la plupart des stades sont dans un état d'abandon, inutilisés parce que leur état ne le permet pas. Comme toute maison non utilisée par conséquent non entretenue, ces infrastructures sont tombées en ruine.» Avec une telle situation la CAF, et contrairement aux autres instances européennes de football, fonce et ne recule devant aucune critique. Alors comment peut-on faire évoluer le sport ? Ce n'est certes pas à travers un entraîneur extra-professionnel, ni par des joueurs professionnels mais par des infrastructures qui rehausseront le niveau de l'Afrique toute entière. Des infrastructures qui puissent permettre à nos joueurs de faire du spectacle sur des pelouses de haut niveau et non sur des terres battues.