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Un «warning» de la Banque d'Algérie atténué par le bas de laine du FRR
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 03 - 07 - 2012

La Banque d'Algérie lance un avertissement : en dessous de 110 dollars le baril, l'équilibre budgétaire est compromis. A la veille du cinquantenaire de l'indépendance, l'annonce illustre la grande dépendance de l'Algérie à l'égard des recettes pétrolières et à la volatilité du marché sous le double effet de la crise européenne et du jeu très politique de l'Arabie Saoudite. Mais après la mise en garde, on rassure : le Fonds de régulations des recettes peut assurer la soudure pendant plusieurs années…
Le projet de loi de finances pour 2013 sera «austère» : réduction des dépenses publiques et des budgets d'équipement. Les alertes contre l'explosion des dépenses publiques, déjà notifiées par des experts nationaux et par les institutions financières internationales, sont confirmées par l'évolution à la baisse du cours du baril qui a perdu un tiers de sa valeur en trois mois en raison de la crise économique globale et de la surproduction pétrolière. Les Saoudiens, même s'ils n'y sont pas parvenus, cherchent à arracher une augmentation des quotas et font, pour des raisons politiques, jouer la pompe. Ils sont d'autant plus à l'aise pour le faire que, selon un rapport récent du FMI, leur équilibre budgétaire est assuré avec un baril à 71 dollars. Le rapport du FMI (Middle East and Central Asia Regional Economic Outlook Update - Avril 2012) met en chiffres les différents seuils de vulnérabilité des pays membres de l'Opep. Le prix d'équilibre pour l'Iran et la Libye est de 117 dollars, de 112 dollars pour l'Irak et de 105 dollars pour l'Algérie…
SEUIL DE VULNERABILITE
Ce seuil de vulnérabilité algérien est corrigé à la hausse : "désormais, l'équilibre budgétaire requiert des niveaux de prix des hydrocarbures supérieurs à 112 dollars le baril pendant que les recettes budgétaires totales restent fortement dépendantes de celles, très volatiles, des hydrocarbures", indique un document de la Banque d'Algérie. Et rien ne vient inverser la tendance à la baisse des cours pétroliers. Les Bourses mondiales, la monnaie européenne et le pétrole ont bien célébré à leur manière le résultat du sommet européen «de la dernière chance» tenu à Bruxelles les 28 et 29 juin. Le prix du baril, entraîné par le rebond boursier et l'appréciation de 2% de l'euro, s'était envolé. A la clôture vendredi dernier, les cours du pétrole avaient pris plus de 7 dollars à New York, dopés par l'euphorie des investisseurs à la suite de l'annonce de l'accord européen. Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août a bondi de 7,27 dollars à 84,96 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit un bond de 9,36% par rapport à la veille, où il avait atteint un nouveau plus bas en huit mois.
Mais l'examen au cours du week-end de l'accord de Bruxelles a quelque peu douché l'enthousiasme des opérateurs. Lundi matin, les prix pétroliers ont amorcé un mouvement de repli, perdant 1,2% exactement sur le baril de Brent en Asie à 96,35 $ après avoir grimpé de près de 5% vendredi en séance. Le «WTI» cote 83,90 dollars. Il faut préciser que la hausse de la fin de semaine dernière s'expliquait aussi en partie par le mouvement de grève qui affecte le secteur pétrolier norvégien. Plusieurs compagnies dont Statoil ont dû mettre à des plates-formes pétrolières en mer du Nord, entraînant une chute de la production de 240 000 barils jours du cinquième exportateur mondial de brut.
LE RETOUR A LA CROISSANCE N'EST PAS POUR DEMAIN
Le retour à la croissance n'est pas pour demain et tant les investisseurs que les économistes portent un regard beaucoup moins réjoui sur l'accord européen. La mesure phare, le «Pacte de croissance» de 120 milliards d'euros sur 3 ans arraché de haute lutte à l'inflexible chancelière allemande présenté comme un instrument majeur de relance des économies de la région est loin de répondre à la situation. La mise de 120 milliards paraît presque insignifiante pour un PIB européen de 12.000 milliards d'euros.
La crise risque de s'intensifier. Le PIB de l'Espagne va probablement se contracter de 1% à fin 2012 alors que l'Italie est au bord de la récession. Après avoir connu une croissance très faible ces dernières années, l'économie italienne ressent les effets des mesures d'austérité mises en œuvre par le gouvernement de Mario Monti. Même la France, qui escomptait un taux de croissance de 1,5% pour 2012, ne devrait connaître qu'une faible croissance du PIB inférieure à 0,5%.
L'Europe latine étranglée par la crise de l'endettement public oscille ainsi entre récession et stagnation. Les perspectives ne sont guère souriantes, pour se financer, l'Espagne a besoin de mobiliser 280 milliards d'euros d'ici à décembre 2012. L'Italie aura besoin dans la même période de 600 milliards (750 si ses propres banques ne reprennent pas leurs souscriptions aux émissions publiques). Les Européens ont décidé lors du dernier sommet que l'Espagne et l'Italie pourraient directement emprunter auprès du Mécanisme Européen de Stabilité (MES), dont la capacité de financement est de 500 milliards d'euros. Le gap de financement est substantiel. Pour de nombreux experts, les mesures prises par l'Eurogroup n'éviteront pas une nouvelle crise en automne. Ils ne parviendront pas à remettre sur les rails de la croissance une zone économique décisive pour les producteurs d'hydrocarbures.
L'AUSTERITE A LA PORTE DE L'ECONOMIE ALGERIENNE
C'est face à des perspectives moroses que le ministre de l'Energie Youcef Yousfi n'a pas exclu dimanche à Alger la convocation d'une réunion extraordinaire de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour tenter de redresser les cours. Le ministre observe qu'«il y a plus d'offre que de demande et cela est dû à la crise financière en Europe et aux difficultés économiques dans d'autres pays». Il a relevé que la consommation des pays émergents demeurait insuffisante «pour avoir une demande similaire à celle de l'année dernière». La Banque d'Algérie lance un «demi-warning» en relevant qu'en deçà de 110 dollars le baril affecte les équilibres budgétaires de l'Algérie. Car, comme souligné par Djamel Benbelkacem, directeur conseiller à la Banque d'Algérie, il y aura toujours la possibilité de recourir au Fonds de régulation des ressources (FRR) qui couvrira, le cas échéant, dix ans de déficit budgétaire. Il est clair cependant que le niveau des dépenses publiques devra être corrigé pour atténuer l'impact d'une baisse durable des prix pétroliers. L'austérité frappe à la porte de l'économie algérienne.


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