Une cinquantaine de demandeurs de logement social, originaires de plusieurs quartiers de la ville des ponts, ont organisé, hier, un rassemblement devant le cabinet du wali pour protester contre les lenteurs dans la distribution du premier quota en faveur des bénéficiaires de pré-affectations depuis le mois de janvier 2014, soit plus d'une année maintenant. «C'est le silence radio sur ce dossier d'où des déclarations contradictoires, qui sont d'ailleurs vite démenties après», déclarent avec indignation les manifestants. Ils ajoutent : «Nous les demandeurs, qui ne faisons qu'attendre depuis 10, 15, 20 ans, nous disons halte ! Nous ne pouvons plus supporter ce feuilleton interminable fait de mauvais épisodes qui n'apportent que déception sur déception». Et d'indiquer qu'«au début et au lendemain de la remise aux concernés des décisions de pré-affectation, on nous a parlé de juin 2014, pour les premières convocations par l'OPGI pour le payement des frais de l'arrêté d'attribution et une remise des clés juste après. Cependant, au mois de juin, nous avons appris que l'opération est reportée pour ce mois de janvier 2015, mais nous sommes en février et l'on nous avance encore une autre date, qui serait pour le mois de septembre prochain». «Alors là, nous commençons à douter de l'existence d'un programme de logements du type social à répartir au niveau de la wilaya», diront-ils. Et de poursuivre : «Ce que nous voulons, c'est du concret et que l'on soit clair avec nous. S'il y a des appartements à attribuer, qu'on passe à la phase suivante consistant à nous délivrer des décisions portant indication de la cité, du bâtiment et de l'appartement et alors là, nous pouvons encore attendre une année s'il le faut. Mais s'il n'y en a pas, qu'on nous le dise tout aussi clairement et qu'on arrête de jouer avec nos nerfs». Un des protestataires s'invitera tout de go dans la discussion, en brandissant la menace de perturber la manifestation de «Constantine, capitale de la culture arabe», que la ville se prépare à vivre à partir de ce mois d'avril qui vient, c'est-à-dire dans un peu plus de deux mois. Et de souligner que «la majorité des demandeurs du logement social sont d'accord pour entreprendre quelque chose et troubler la manifestation, ceci bien sûr dans le cas où les choses continueraient à faire du surplace et être aussi floues pour nous». En fin d'après-midi, encore plus nombreux, des manifestants faisaient toujours le pied de grue devant le cabinet du wali.