C'est un véritable cri d'alarme, doublé d'un appel de détresse, que vient de lancer, en direction de toutes les autorités concernées et notamment celles de la wilaya voisine de Djelfa, M. Abdelaziz Ali-Kara, directeur de l'Algérienne des eaux (ADE), Unité de Médéa, pour qu'une solution définitive soit trouvée aux actes d'agressions répétitifs dont fait, constamment, l'objet la conduite principale, venant du champ de captage de Birine, dans la wilaya voisine de Djelfa, qui alimente en eau potable les deux communes et chefs-lieux de daïras de Aïn Boucif et Chellalet El-Adhaoura, situées respectivement à 71 et 102 km au sud-est de Médéa. Des actes d'agressions qui prennent, de plus en plus, d'ampleur et qui entraînent des interruptions presque totales de l'alimentation en eau potable, durant notamment la période estivale, pénalisant, ainsi, un total de pas moins de 60.000 habitants, déjà confrontés à une grosse insuffisance ou absence de l'eau, qui caractérise la nappe phréatique de ces deux communes. C'est ce qui ressort, en effet, de la rencontre que nous avons eue, dans l'après-midi de lundi dernier, avec ce responsable et portant, justement, sur la situation, en matière d'alimentation en eau potable, qui prévaut, actuellement, dans ces deux communes dont la source principale reste le champ de captage de Birine. Il dira que «c'est un problème auquel nous faisons face, depuis longtemps déjà, et qui nous cause de sérieux problèmes dans l'alimentation en eau potable de ces deux communes de Aïn Boucif et Chellalet El-Adhaoura.» M. Abdelaziz Ali-Kara ajoutera: «nous sommes confrontés à une manipulation illégale et constante des vannes du regard de répartition situé dans la commune de Ouled Maâref, daïra de Chellalet El-Adhaoura, qui fait frontière avec la wilaya voisine de Djelfa, à laquelle s'ajoutent, malheureusement, des piquages permanents sur la conduite principale venant du champ de captage de Birine et alimentant les deux communes de Aïn Boucif et Chellalet El-Adhaoura. Des actes d'agressions caractérisés qui sont commis par des individus résidant dans une fraction (H'bil) de la commune de Benhar, dans la wilaya de Djelfa. Des actes par lesquels ces individus permettent aux populations de cette fraction de H'bil et de celles environnantes d'abreuver leur cheptel, irriguer leurs terres et, plus grave encore, vendre l'eau détournée par le biais de citernes tractables.» Et ce responsable d'ajouter: «Nos agents se sont déplacés, à maintes reprises, sur les lieux en question pour réguler le débit de l'eau mais ont été, à chaque fois, menacés par les habitants de cette fraction de H'bil. Et il y a eu même des individus qui sont allés à la station SP1 de refoulement d'eau vers Aïn Boucif et Chellalet El-Adhaoura où ils ont intimé l'ordre, sous la menace, à nos agents de ne faire aucune intervention sur les vannes de ce regard de répartition. Ce qui nous a amenés à déposer, effectivement, des plaintes auprès de la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale de Ouled Maâref ainsi qu'auprès du procureur de la République près le tribunal de Aïn Boucif.» Pour conclure, M. Abdelaziz Ali-Kara dira: «C'est une situation très pénible qui nous oblige à alimenter, en permanence, les populations de ces deux communes de Aïn Boucif et Chellalet El-Adhaoura par camions-citernes dans la mesure où leurs ressources en eau sont très insuffisantes».